5 questions à Marie Laforêt, la végane prolifique

Marie Laforêt, auteure et blogueuse végane.... (Photo fournie par les éditions La Plage)

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Marie Laforêt, auteure et blogueuse végane.

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Elle a publié son premier livre de recettes véganes en 2012. Depuis, il y en a eu cinq autres, dont l'«oeuvre maîtresse», Vegan, qui vise à aider les gourmands à réussir leur transition vers une diète 100% végétale. Nous lui avons posé cinq questions.

Comment êtes-vous devenue végane?

À l'adolescence, j'étais très intéressée par l'alimentation bio et je fréquentais un milieu alternatif. Je suis d'abord devenue végétarienne. Puis j'ai réalisé qu'être végétarien, ça cautionnait quand même la mort des animaux, puisque, par exemple, les vaches laitières finissent inévitablement dans nos assiettes. Ce fut un parcours progressif sur quelques années. Je me suis renseignée sur l'impact de notre alimentation sur l'écologie, sur le bien-être animal, etc. Je faisais des études en photo. Puis j'ai travaillé en publicité, en mode. Quand je suis devenue végane, j'ai eu envie de montrer ce que je mangeais parce que les gens me demandaient constamment si mes repas n'étaient pas un peu tristes. Je me suis petit à petit lancée dans la photo culinaire.

Quel aspect du véganisme vous tient le plus à coeur?

C'est le côté éthique qui est le plus important pour moi. Si le fait d'élever et de manger des produits d'origine animale n'avait aucune conséquence négative sur notre santé et sur l'environnement, je serais végane quand même. Déjà, enfant, j'avais un dégoût pour la viande. Aujourd'hui, on exploite et on consomme de plus en plus d'animaux alors qu'on produit en même temps tout ce qu'il faut pour bien manger végétal. On peut vraiment se faire plaisir en mangeant végane.

Comment le véganisme est-il perçu en France?

En France, le mot «végane» n'est pas très connu. On a des traditions très fortes, le poids social du culinaire est très présent. Mais depuis quelques années, ça se développe très, très vite. La prise de conscience est en train d'avoir lieu. Le nombre de restos et de livres véganes qui voient le jour est impressionnant. Il faut dire que l'agriculture intensive est moins répandue ici, alors il y a peut-être un peu moins de raisons de s'indigner qu'ailleurs sur la planète.

Avez-vous un ingrédient de prédilection?

Ce n'est pas particulièrement original, mais j'aime beaucoup le tofu. On peut à peu près tout faire avec, du salé, du sucré, des textures intéressantes. On a beaucoup diabolisé le soya. C'est sûr que si on remplace tout par le soya, ça ne serait pas très équilibré. Mais consommer un peu de soya, de manière raisonnée, je n'y vois pas de mal.

Comment vous inspirez-vous pour constamment renouveler vos recettes?

Je m'inspire en faisant les courses, en voyant des ingrédients, en lisant des recettes sur des blogues. Je passe beaucoup de temps dans ma cuisine. Il y a quelque chose de magique, un côté chimiste qui me passionne dans la cuisine et la pâtisserie véganes. «Vais-je réussir à faire ça en version végane?» C'est le défi! J'ai toujours été très gourmande et je me permets de faire goûter plein de choses autour de moi. Je ne suis pas entourée uniquement de végétariens. Je pense que ce sont des parcours personnels qui appartiennent à chacun.

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