À la di Stasio 3: recevoir sans stress

José di Stasio.... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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José di Stasio.

Photo Marco Campanozzi, La Presse

Un mardi, bien avant midi. Mais le café Olive + Gourmando, dans le Vieux-Montréal, est pratiquement déjà plein. C'est Josée di Stasio qui a choisi l'endroit. On est loin de son univers stylistique très épuré, mais la cuisine savoureuse, sans chichi, correspond tout à fait à l'esprit di Stasio.

D'ailleurs, la copropriétaire, Dyan Solomon, est régulièrement invitée à l'émission que l'animatrice pilote à Télé-Québec depuis maintenant 10 ans.

Elle vient à peine de s'installer et voilà déjà que se manifestent les fans. «Moi, je vous aime, Madame», lui confie un gentil monsieur qui vient de terminer son café. «Viendriez-vous saluer ma fille? Elle vous adore», lance une autre dame, qui est accompagnée de deux fillettes rougissant immédiatement à la vue de leur idole.

«Mais bien sûr!», lance Josée di Stasio, qui va les embrasser.

Première leçon, donc, sur l'art de recevoir à manger, au coeur de son plus récent livre de recettes, À la di Stasio 3: s'intéresser à l'autre.

Devant nous défilent une niçoise revisitée, du thé noir, un gâteau aux abricots et à l'anis étoilé, une salade de betteraves exceptionnelle. «Ce sont les noisettes grillées qui font la job», constate Josée, en décortiquant le plat. Pendant ce temps, elle lance ses idées sur ce qui fait la différence entre un repas réussi et un rendez-vous avec le stress. La conversation part dans tous les sens, interrompue parfois par des fans. Mais en gros, voici ses pensées sur l'art de préparer une soirée aussi savoureuse qu'agréable.

1. L'authenticité est plus importante que la perfection. «Je ne veux pas être une Martha Stewart. Plus ça va et plus je trouve que l'imperfection a son charme», explique-t-elle. L'important, c'est donc d'être honnête avec soi-même et de recevoir selon ce qu'on sait faire et ce que l'on aime. «Moi, mes repas les plus réussis, ce sont ceux qui sont improvisés avec ce qui reste dans le frigo!» En revanche, elle a déjà raté un grand repas avec une invitée importante, en cherchant à trop en faire. Si on aime se lancer dans des recettes compliquées de cuisine gastronomique, tant mieux, dit-elle, allons-y. Mais soyons prêts à faire face aux imperfections. Si, au contraire, on brille dans les recettes toutes simples, pourquoi s'en formaliser? L'important, c'est que ce soit bon et agréable. «Faisons ce que l'on réussit le mieux.»

2. Pas besoin de se prendre la tête au marché.

L'animatrice n'est pas de ceux qui collectionnent les produits chers, importés et super exclusifs. Elle ne croit pas que ce soit essentiel à la préparation d'un bon repas. Loin de là. Selon elle, tout garde-manger peut très bien se contenter de produits simples et abordables, et on peut tous se sentir à l'aise de recevoir ainsi. Encore une fois, authenticité et réalisme doivent primer. D'ailleurs, l'important, c'est l'attention que l'on prendra à cuisiner. Cela dit, Josée croit beaucoup aux vertus du bio et des aliments «durables», même si elle déteste le mot. Celle qui a longtemps travaillé avec Daniel Pinard, un des pionniers de la conscientisation alimentaire au Québec, encourage d'ailleurs tout le monde à se poser des questions et à chercher de l'information sur les origines des aliments que l'on cuisine. Mais cuisiner soi-même, transformer à la maison des produits en plats savoureux demeure, selon elle, le premier des premiers gestes à faire dans toute quête d'une alimentation moins industrielle.

3. Il est plus simple de recevoir avec des plats que l'on pose sur la table, plutôt que d'opter pour la préparation d'assiettes en cuisine. Braisés avec purée, soupes-repas, poulet rôti...

4. Recevoir n'a pas à coûter les yeux de la tête. On peut tout à fait mettre de côté les grosses pièces de viande chères ou même les poissons et fruits de mer hors de prix et préférer des pâtes, du riz et beaucoup de légumes. «Moi, je suis très soupe, dit l'animatrice. Et très légumes.» Ses chouchous du moment: le kale, le chou, les laitues d'hiver. «Et les potées de légumes très cuits, à l'italienne.» L'oignon? «Big time!» Mais seulement quand il est cuit, en automne et en hiver. En marmelade, confit entier, caramélisé... «J'aime ces produits humbles.»

5. Ne pas avoir peur de saler. «Souvent, c'est ce qui fait le plat. Le sel à éviter, c'est celui des aliments transformés. Quand on cuisine, on peut en utiliser.»

6. On peut recevoir dans n'importe quelle cuisine. Pas besoin de rénovations ni d'électros dernier cri pour être à la hauteur. «Mes deux premiers livres ont été écrits dans une cuisine très ordinaire», explique l'animatrice, qui a depuis déménagé. «On peut bien cuisiner partout!»

7. Ne pas attendre la dernière minute. Si on aime recevoir à l'improviste, on se préparera en gardant un frigo ou un garde-manger contenant des ingrédients qui peuvent se préparer en tout temps, rapidement. Si on aime plus de planification, on commence à préparer des éléments du repas quelques jours avant de recevoir. Quoi qu'il en soit, c'est une bonne idée d'avoir des bouchées intéressantes à grignoter pendant l'apéro (le nouveau livre compte plusieurs recettes pour cela). Ainsi, on lance tout de suite le repas, même si tout n'est pas parfaitement prêt. Qui aime attendre interminablement l'estomac vide?

8. Mettre la table avant que les invités arrivent est une façon ultra simple de donner le ton à la soirée et de montrer aux invités qu'ils sont attendus. À partir de là, on stresse moins pour le reste!

9.L'éclairage est important.

Pour créer une atmosphère, il faut soigner la lumière, dit Josée di Stasio. Ça n'a pas à coûter cher. Quelques bougies. Des petites lampes. On peut transformer un espace en sachant doser les zones lumineuses.

10. La moindre des choses est de laisser son portable à la porte. Plus poli. Plus agréable pour tout le monde. Pourquoi gâcher le repas avec une mauvaise nouvelle? Le moment se passe avec les gens qui sont à table, pas des individus inconnus des autres, qui sont devant leur écran, ailleurs. «Les textos à table? Ça ne passe pas avec moi!»

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