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Une première baguette à base de farine éthique et équitable

Un boulanger a lancé jeudi pour la première fois à Paris une baguette de pain à... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Agence France-Presse
Paris

Un boulanger a lancé jeudi pour la première fois à Paris une baguette de pain à base de farine «éthique» et «équitable» produite localement en Île-de-France, garantissant un revenu décent au céréalier qui a produit le pain, fortement affecté par les intempéries du printemps.

Cette initiative permet à l'agriculteur, à la coopérative, au meunier et au boulanger, tous situés dans la même région, de s'accorder sur le prix du blé, sans pour autant relever le prix de la baguette.

Elle bénéficie aussi à l'agriculteur, les céréaliers d'Île-de-France ayant été parmi les plus touchés par les pluies et inondations du printemps dans un contexte de chute des cours mondiaux du blé.

«Le consommateur s'y retrouve, ainsi que toute la chaîne car on évite les variations de cours brutales sur le blé en s'engageant à l'acheter au même prix et bien au-dessus des cours mondiaux pendant trois ans», explique à l'AFP Vincent Fouché, qui dirige l'un des derniers moulins indépendants d'Ile-de-France, les Moulins Fouché, à la Ferté-Allais (Essonne).

Agri-Éthique est l'organisme qui relie tous les acteurs de la chaîne, soucieux de développer une agriculture équitable en France et dans les pays du Nord pour défendre les petits producteurs qui n'arrivent plus à vivre de leur travail.

«Nous avons 600 boulangeries qui travaillent avec nous dans toute la France, mais c'est la première fois qu'une boulangerie parisienne se joint à nous, avec un contrat de trois ans», a dit Ludovic Brindejonc, directeur d'Agri-Éthique, qui travaille aussi pour la coopérative vendéenne Cavac, la première à avoir lancé la démarche de blé éthique en 2013.

«Depuis que je me suis installé comme agriculteur il y a six ans, la culture du blé n'a pas été rentable ces trois dernières années», selon Jean-Michel Martin, qui exploite 160 hectares près d'Etampes.

L'accord passé lui permettra de vendre son blé 180 euros la tonne avec un prix garanti sur les trois prochaines années.

Cette année, la production française de blé tendre, celui qui sert à faire le pain, a chuté de 30% en moyenne en raison des mauvaises conditions météo (pluie et manque de luminosité). Dans certaines régions d'Île-de-France, les chutes de production sont allées jusqu'à 50%.

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