Le retour du filet d'épicerie

Ici, on le cherche, le rarissime filet de... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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Ici, on le cherche, le rarissime filet de courses, mais on le trouve maintenant très bien fait sous l'étiquette Lacoursière de Guylaine Cloutier.

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En France, l'image est classique. Celle d'une vieille dame qui parcourt les allées d'un marché, un filet coincé sous le bras, débordant de fruits et légumes frais, ses mailles étirées jusqu'au point de rupture, mais qui tient bon. Là-bas, il reste le fidèle allié des emplettes, remis au goût du jour au gré de la lutte menée contre les sacs de plastique à usage unique. Ici ? Ici, on le cherche, le rarissime filet de courses, mais on le trouve maintenant très bien fait sous l'étiquette Lacoursière.

Le sac Lacoursière se décline en plusieurs couleurs.... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse) - image 1.0

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Le sac Lacoursière se décline en plusieurs couleurs.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

L'histoire du filet Lacoursière commence quand, immobilisée par des ennuis de santé, ayant « plus de temps que d'argent », la designer Guylaine Cloutier, recyclée en infirmière, entreprend de crocheter un sac de courses pour l'amoureux de sa fille qui habite aux abords du marché. Il est européen.

Elle y voit un clin d'oeil à ses origines. Mais ne se doute pas que, sur son passage, ce fameux sac suscitera commentaires et envie des autres. « Le mot s'est passé, j'ai commencé à en faire pour des amis, la famille, puis j'en ai envoyé à certaines personnalités publiques que j'admirais, qui m'ont aiguillée. »

Josée Di Stasio, entre autres, l'a encouragée à poursuivre. Ethné de Vienne - copropriétaire d'Épices de cru - l'a conseillée sur le modèle, l'importance de soigner les détails, etc. Et sa fille l'a aidée à peaufiner sa marque - c'est elle qui a eu l'idée d'utiliser le nom de jeune fille de Guylaine Cloutier, « Lacoursière », si approprié pour un fabricant de sacs de course - et à faire la mise en marché.

Les filets de provisions sont crochetés avec une corde de coton cultivé aux États-Unis, mais teint et filé au Québec ; et proposés en deux formats et cinq coloris. Ils ne sont pas donnés : 70 $ pour le plus petit, 85 $ pour le grand, « mais il faut compter de 6 à 8 heures de travail par sac. Tout est fait à la main, révèle Mme Cloutier. Et on m'a fait remarquer que les sacs en plastique retiennent davantage les germes. »

Les siens sont lavables, à la main ou à la machine. Mais plus que tout, c'est pour le plaisir de s'entourer de « beaux objets durables » qu'on se paiera un Lacoursière, croit Mme Cloutier.

En vente chez Épices de Cru, au marché Jean-Talon et sur le site internet.

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