Cinq saucissons qui sortent de l'ordinaire

De gauche à droite: sanglier, phoque en bâtonnet,... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

Agrandir

De gauche à droite: sanglier, phoque en bâtonnet, phoque en tranches, bison (en haut), wapiti (en bas) et grelot des battures.

Photo Ivanoh Demers, La Presse

Partager

Sur le même thème

Sylvain Sarrazin

Depuis le retour du hockey, les rondelles sont partout. La télé nous en met plein le gosier et, comme si ce n'était pas assez, nous avons décidé d'en rajouter. Comment? En élisant cinq saucissons qui sortent des sentiers battus, qui se dégustent en fines... rondelles. Un excellent moyen d'égayer un plateau de charcuterie, une salade ou un sandwich - à dévorer, pourquoi pas, devant un match de hockey enflammé.

1. Par Toutatis, un saucisson de sanglier!

Dans la gamme de saucissons de la charcuterie québécoise Papille, celui au sanglier retient immédiatement l'attention. L'imposant rouleau, suintant et à la texture grasse, présente un goût plus marqué qu'un saucisson de porc classique. Poivré, très brut, il a indéniablement un côté animal qui devrait séduire les amateurs de gibier. Sans constituer la découverte gustative de l'année, il s'insère très bien entre deux tranches de pain beurrées. Son autre atout: il est assez facile à trouver, puisqu'il est distribué dans les grandes chaînes d'épiceries et de nombreuses charcuteries du coin.

***

2. Ferrer le saucisson au loup marin

Si cela peut rassurer les sceptiques, ce produit, issu de la boucherie Côte à Côte, des Îles-de-la-Madeleine, est sévèrement contrôlé par le ministère de l'Agriculture. Cela dit, libre à chacun de se lancer dans l'aventure du loup marin. À la boutique Fou des îles, où nous l'avons déniché, le préposé nous a prévenu: «C'est assez ferreux, cela peut rappeler le goût du foie de boeuf ou de veau.» Judicieuse description! Adoucies par le gras de porc, les fines tranches de couleur cramoisie ont une saveur très prononcée, évoquant une viande saignante, le tout saupoudré d'une bonne salinité. Le produit existe aussi en fins bâtonnets, où le côté ferreux disparaît au profit des épices (paprika, ail, etc.). Mets rare, il n'est pas donné: entre 70$ et 95$ le kilo.

Fou des îles

1253, rue Beaubien,

Montréal

***

3. Dompter le saucisson de bison

Au vu de la massivité de la bête, on se serait attendu à un produit ferme, voire revêche. Détrompez-vous: le bison, dans sa version saucisson, est en fait empli de tendresse. Sous la forme de fins doigts séchés et fumés, un peu dans le style pepperoni (donc assez lointain d'un saucisson sec traditionnel), il est assez fondant, sans être dénué de caractère pour autant. La recette érable-épices que nous avons goûtée présentait des saveurs de sous-bois et de champignon. Pour le trouver, il faudra prendre le bison par les cornes et se rendre directement chez le producteur, à Rawdon. L'occasion de découvrir cet élevage peu commun et les autres produits qui en sont issus.

La Terre des Bisons 

6855, ch. Parkinson,

Rawdon

***

4. S'ouvrir l'appétit avec le wapiti

Fin et élégant, sans tomber dans l'extravagance: ce saucisson mélangeant wapiti et porc atteint un beau point d'équilibre. Disposant des qualités d'un excellent saucisson classique, il a un petit «plus» gustatif, grâce au côté sauvage de la viande, subtil, mais présent. La texture, elle, est savoureuse: sèche et tendre à la fois, grasse, mais sans excès; un vrai plaisir en bouche. En revanche, pas facile de mettre la main au collet de ce wapiti, fabriqué par les Délices de l'Artisan. Une indication, cependant: selon la saison, il peut se trouver dans les rayons de la boutique du Marché des saveurs, au marché Jean-Talon.

Marché des saveurs, au marché Jean-Talon

***

5. Grelot des battures: à bon porc

Ce petit chapelet de saucissons est 100 % cochon. Alors, pourquoi le mettre dans notre panier? Parce qu'il sait se démarquer. À la mixture est incorporé un pesto de persil de mer, herbe sauvage collectée en bordure du fleuve, à Kamouraska. «Nous utilisons surtout le jambon, qui est l'une des meilleures parties», souligne Nathalie Joannette, propriétaire de Fou du cochon et scie, qui produit la bête. Produit entièrement bio, sa chaire s'avère très dense, et surtout très parfumée, avec une pincée de poivre bien dosée. Un régal. Même les Français ont succombé, en lui décernant en 2011 un prix dans le cadre d'un concours international de saucissons secs! Avec logique, il s'est taillé une place dans les bonnes boucheries et fromageries de Québec. Évidemment, comme tout produit haut de gamme, il a un coût: on frôle les 100$ le kilo.

Fou du cochon et scie

1660, rue de la Ferme,

La Pocatière

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

publicité

la boite:1600172:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer