Être père ailleurs: changer de vie pour être papa en Ontario

Mark A. Rosario, qui vit à Burlington, en... (PHOTO FOURNIE PAR MARK A.  ROSARIO)

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Mark A. Rosario, qui vit à Burlington, en Ontario, est père d'Evan, 7 ans et Dylan, 5 ans.

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Après avoir grandi dans Hochelaga-Maisonneuve, Mark A. Rosario est parti vivre à Toronto en 2002. Avec sa femme, d'origine ontarienne, il a deux fils: Evan, 7 ans et Dylan, 5 ans. M. Rosario reste néanmoins Montréalais dans l'âme, comme le prouve la casquette des Expos qu'il arbore sur la photo de son profil Twitter. La Presse l'a joint à Burlington, en banlieue de la Ville Reine.

Q : Avez-vous toujours voulu des enfants?

R : C'est surprenant, mais ce n'est pas une chose à laquelle je m'attendais. Du tout. Quand je suis venu à Toronto, j'étais célibataire et j'avais pleinement l'intention de le rester. Les choses ont changé. J'étais un gars très urbain, à ses affaires, maintenant j'habite à la campagne, j'ai deux enfants, un chien et je vis avec ma belle-mère!

Q : Est-ce facile, d'être père à Toronto?

R : Toronto est une ville d'affaires. Ce qui importe, c'est moins la qualité de vie, plus la qualité du salaire. En Ontario, la responsabilité de la famille n'est pas celle de la société, mais des individus. Par exemple, les garderies ne sont pas subventionnées et c'est énormément plus cher qu'au Québec. Il y a eu une année où nos deux enfants allaient en garderie, et ça nous coûtait 2000 $ par mois. C'était très difficile.

Je travaillais dans les médias, et j'ai dû faire des ajustements. Parce que je travaillais beaucoup trop et que je n'avais pas de temps à passer avec mes enfants. J'étais caméraman à Radio-Canada, j'ai quitté pour aller travailler à la station provinciale TFO, pour avoir un horaire plus fixe. Dernièrement, j'ai lancé ma propre entreprise de production vidéo. Je travaille maintenant de la maison, c'est beaucoup plus facile.

Q : Vos fils vont-ils à l'école?

R : Oui, Evan est en 2e année et Dylan est en prématernelle, à l'école française. Un autobus vient les chercher tous les matins. Leur mère n'est pas francophone, mais elle comprend que parler les deux langues est un avantage. Des gens se moquent de moi parce que je ne suis pas Québécois de souche et que je tiens au français. Je suis né à Montréal, mes parents sont d'origine portugaise. Chez nous, on parlait anglais, mais comme on habitait Hochelaga-Maisonneuve, je n'avais pas le choix de parler français quand je sortais de la maison. Je suis aussi allé à l'école en français. Être bilingue à Toronto, c'est un énorme plus. Avoir un père québécois, ça avantagera mes fils plus tard.

Q : Quels sont les atouts de Toronto, pour y avoir des enfants?

R : C'est une ville qui est extrêmement multiculturelle, beaucoup plus que Montréal. D'avoir cette exposition à tellement de différentes cultures, des amis qui viennent de partout dans le monde, c'est une grande chance pour mes fils.

Q : Quelles activités faites-vous en famille?

R : Nous habitons une région protégée qui s'appelle la ceinture verte, autour de la grande région de Toronto. On est à la campagne, entourés de fermes. On va dans un grand parc génial, le parc Lowville, où on peut glisser l'hiver et pêcher au printemps. On est aussi à côté du sentier Bruce, qui traverse tout l'escarpement du Niagara. Près de chez nous, le sentier passe dans une région boisée. Pour mes fils, y aller est une grande aventure. Ils se prennent pour Indiana Jones!

Q : Y a-t-il une autre différence notable entre les deux provinces?

R : Je pense que la plus grosse différence quand on est père, c'est qu'on a moins de support en Ontario qu'au Québec. Un père qui reste à la maison, c'est généralement bien vu au Québec, où la société est plus égalitaire. En Ontario, les gens sont très ouverts aux valeurs des autres, mais ce ne sont pas nécessairement les leurs. J'ai heureusement trouvé une femme qui partage mes valeurs et accorde beaucoup d'importance à la famille.

Ontario

Population en 2014 : 13,7 millions

Taux de fécondité en 2011 : 1,52 enfant par femme

Pas de congé de paternité

Congé parental (à partager entre parents) : 35 semaines payées 55 % de la rémunération hebdomadaire moyenne assurable (maximum de 524 $ par semaine)

Rémunération hebdomadaire moyenne en 2013 : 920,12 $

Québec

Population en 2014 : 8 millions

Taux de fécondité en 2012 : 1,67 enfant par femme

Congé de paternité : Cinq semaines payées l'équivalent de 70 % du revenu (revenu maximal assurable de 69 000 $ par an)

Congé parental (à partager entre parents) : Sept semaines payées l'équivalent de 70 % du revenu et 25 semaines payées l'équivalent de 55 % du revenu

Rémunération hebdomadaire moyenne en 2013 : 830,44 $

Sources : ministère des Finances de l'Ontario, Service Canada, Institut de la statistique du Québec, Régime québécois d'assurance parentale et Statistique Canada

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