Initier son ado à l'alcool est risqué

Initier son adolescent à l'alcool dans le but de le dissuader de boire trop... (PHOTO THINKSTOCK)

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Agence France-Presse
Paris

Initier son adolescent à l'alcool dans le but de le dissuader de boire trop avec ses amis est risqué, estiment des chercheurs australiens, qui conseillent aux parents de lui interdire carrément toute consommation.

Cette conclusion est celle d'une étude menée pendant six ans sur près de 2000 jeunes australiens depuis leurs 12 ans jusqu'à leur majorité, et publiée jeudi par The Lancet Public Health.

Les auteurs, alcoologues et psychologues, ont noté que beaucoup de parents voulaient ne pas faire de l'alcool un tabou, et montrer à la maison comment avoir une consommation raisonnable. Mais visiblement, ce n'est pas la bonne méthode.

«Cela est, en fait, à l'origine de risques, en comparaison avec les adolescents auxquels on ne donne pas d'alcool, ce qui renforce l'idée que la consommation d'alcool est nocive, peu importe la façon dont on s'en procure», a résumé dans un communiqué le principal auteur, le spécialiste des addictions aux drogues et à l'alcool Richard Mattick.

«Nous conseillons aux parents d'éviter de fournir de l'alcool à leurs adolescents», a-t-il poursuivi.

À la fin de l'étude, les adolescents déclarant s'être adonnés à des beuveries («binge drinking», soit quatre verres au moins une fois sur l'année passée) étaient 81% parmi ceux qui avaient obtenu de l'alcool par leurs parents, contre 62% parmi ceux qui n'en avaient jamais obtenu de leurs parents.

Pour ceux qui reçoivent de l'alcool exclusivement de leurs parents, seuls 25% avaient expérimenté cette forme d'ivresse.

Mais fournir de l'alcool à son ado non seulement double la probabilité qu'il boive à d'autres occasions, mais en plus augmente le risque de problèmes de santé liés à l'alcool.

Les auteurs ont souligné que l'étude était spécifique à l'Australie, et que les résultats pourraient être différents dans des pays à moindre consommation d'alcool, comme en Asie, Afrique et Moyen-Orient.

Cependant, «il n'y a toujours pas de preuves venues d'autres pays selon lesquelles fournir de l'alcool à son enfant réduit les risques», ont-ils insisté.




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