Bien à l'école avec Petit Loup

Solène Bourque... (Photo André Pichette, La Presse)

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Solène Bourque

Photo André Pichette, La Presse

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Pour faciliter la transition entre la garderie et l'école, Solène Bourque a lancé le recueil d'allégories Petit Loup entre à l'école, en 2012. Trois ans plus tard, les enfants de 4 à 8 ans peuvent apprendre à être heureux en classe avec une chouette nouveauté, Petit Loup se sent bien à l'écoleLa Presse a joint la psychoéducatrice à quelques jours de la rentrée.

Vous lancez une suite aux aventures de Petit Loup pour favoriser une vie scolaire harmonieuse?

Oui. J'ai fait un sondage auprès de parents et d'enseignants, pour savoir quels thèmes aborder. Apprendre aux enfants à attendre leur tour était au sommet de la liste. C'est quelque chose de super difficile ! En garderie, il y a un éducateur pour huit ou dix enfants. À l'école, ils sont 20. C'est normal qu'il y ait un délai avant que l'enseignant vienne les voir...

On propose donc huit petites histoires interactives, où on arrête de lire à un moment donné pour demander: Quelle est la situation difficile que vit Petit Loup? Les enfants répondent, puis on demande: Quelles sont les émotions ressenties par Petit Loup? Ça leur apprend à identifier une situation problématique, à nommer les émotions et à trouver des pistes de solution.

Pourquoi écrivez-vous des allégories?

On ne dit pas à l'enfant : Tu as telle difficulté, qu'est-ce qu'on fait? Le travail se fait naturellement. On utilise un personnage fictif, qui a des amis autour de lui. L'enfant peut s'y identifier, nommer des choses que Petit Loup va ressentir, sans trouver ça menaçant. Il ne parle pas de lui, il parle de Petit Loup! Il va quand même intégrer ces solutions et les appliquer au quotidien.

Petit Loup doit notamment surmonter sa peur d'aller en sortie dans la forêt. C'est fréquent, les peurs chez les enfants?

Oui, ils ont peur de la nouveauté, de quitter leur environnement. J'ai souvent accompagné des groupes scolaires en sortie. Je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup d'enfants qui n'avaient jamais pris le métro de leur vie, qui n'avaient jamais embarqué dans un autobus scolaire. C'est pourquoi j'ai écrit une histoire où on propose un jumelage pour se sécuriser. L'enfant qui a peur peut se mettre en équipe avec un autre enfant qui a super hâte à la sortie, et ça ira mieux.

Vous suggérez de bricoler une «Boîte à peurs», dans laquelle les enfants peuvent glisser leurs peurs, écrites ou dessinées sur de petits papiers. À la fin de la semaine, on laisse les peurs partir au recyclage. Ça marche?

Oui. On dit à l'enfant: À partir du moment où tu les mets dans la boîte, tes peurs ne sont plus à l'intérieur de toi. Jusqu'à 7-8 ans, l'enfant accorde encore beaucoup d'importance au symbolique. Il croit à la magie, au père Noël. J'aime utiliser des images très concrètes. À un enfant qui court beaucoup, je dis : C'est toi qui contrôles tes jambes, tu as juste à leur dire d'arrêter de courir. C'est nono, mais ça marche super bien.

Comment se sent un enfant avant sa rentrée à la maternelle?

De façon générale, les enfants voient ça comme un grand changement dans leur vie, qui crée de l'excitation et un peu de crainte. Comme l'enfant de cet âge n'a pas une très grande capacité à anticiper les événements, ça ne se passera pas nécessairement comme il l'avait imaginé. Il se peut qu'il s'attende à se faire plein de nouveaux amis, mais que finalement il ait de la difficulté à entrer en contact avec les autres. Comme parent, il faut prendre un moment au retour de la première journée d'école pour demander comment ça s'est passé. Poser des questions ouvertes : Peux-tu me raconter une activité que tu as beaucoup aimée ?

Plus généralement, avez-vous un conseil à donner aux parents?

Souvent, on arrive à la maison le soir en disant: Let's go, on a le souper à préparer, les devoirs à faire. Prenez plutôt 10 minutes pour discuter avec l'enfant. Dix minutes pas de cellulaire, pas de légumes à couper pour le souper. On s'assoit, on regarde l'enfant en pleine face et on dit : Puis, ta journée ? On raconte la nôtre, aussi. Après ça, je vous le jure, je l'ai testé, on a pas mal plus la paix pour faire le souper. Les 10 minutes qu'on a investies, on les récupère, parce que l'enfant n'est pas là à nous demander de l'attention exclusive.

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