La vétérinaire répond: un, deux... cinq vaccins?

Certaines maladies, comme le parvovirus du chien et... (Photo archives AFP)

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Certaines maladies, comme le parvovirus du chien et la panleucopénie du chat, restent encore de nos jours les grands responsables de milliers de morts en bas âge d'animaux non vaccinés.

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SARAH ANNIE GUÉNETTE, COLLABORATION SPÉCIALE
La Presse

Aujourd'hui, Céline a pris rendez-vous chez le médecin vétérinaire du quartier pour l'examen de santé, la vermifugation et, surtout, la vaccination de Gavroche le petit whippet italien.

La rencontre débute, et Céline et Gavroche sont vite inondés d'information très pertinente à propos des vaccins, quoiqu'un peu (beaucoup ?) désorientante en raison de son volume et de sa spécificité phénoménale. Pour Céline, comme pour toute personne n'ayant pas de formation médicale, il peut devenir frustrant de se retrouver devant ce genre de situation, et avec raison. Mais pourquoi tant de soucis pour la vaccination d'un animal qui ne va peut-être même pas dehors ?

Afin de prévenir ce petit sentiment de panique qui pointe possiblement en vous lors de visites semblables chez votre vétérinaire, voici un petit résumé des grandes lignes de la raison d'être de l'inoculation vaccinale féline et canine.

La rage

Même en 2015, la maladie de la rage fait encore des siennes au Québec et partout dans le monde. Elle se transmet entre autres par une morsure ou par un contact des muqueuses avec du sang infecté. Considérant son caractère mortel pour tous les mammifères atteints, incluant l'humain, il est fondamental de vous assurer que la vaccination antirabique de votre animal est à jour et dûment renouvelée, même s'il ne va pas à l'extérieur. L'évasion impromptue d'un chat ou d'un chien non vacciné pourrait littéralement tourner au cauchemar si, lors de son retour, il vous croquait un orteil !

Les zoonoses

Une maladie est dite zoonotique quand elle peut se transmettre de l'animal à l'humain. Évidemment, même si l'amour des animaux nous anime et nous nourrit, il ne doit pas pour autant nous contaminer. Alors, protégeons-nous en les protégeant eux-mêmes ! À titre d'exemple, la leptospirose, une maladie zoonotique grave du chien, provient d'une bactérie transmise à la suite de l'ingestion d'eau stagnante contaminée, peu importe son origine (flaques d'eau du centre-ville de Montréal ou étang prestigieusement stagnant à Saint-Sauveur-des-Monts). Une vaccination adéquate protègera tout votre petit monde.

La prévalence des maladies

Certaines maladies, comme le parvovirus du chien et la panleucopénie du chat, restent encore de nos jours les grands responsables de milliers de morts en bas âge d'animaux non vaccinés. Efficaces et sécuritaires, les vaccins dits « base chien » et « base chat » sont pourtant offerts partout. Ils doivent être renouvelés environ tous les trois ans pour maintenir leur efficacité. Même si ce cocktail prévient également d'autres maladies beaucoup plus rares, on l'utilise principalement pour la protection qu'il procure contre ces deux grandes maladies de forte incidence chez les animaux de compagnie.

Les autres affections

Pour le chat, il reste le vaccin contre la leucémie féline, facilement transmise entre les chats et relativement répandue au Québec, et celui contre le sida félin, plus rarement observé. Pour le chien, le vaccin contre la toux de chenil sera essentiel pour toute villégiature en pension canine et, finalement, le vaccin contre la maladie de Lyme, de plus en plus fréquente au Québec et transmise par les tiques en milieu naturel.

Faire la vaccination de nos compagnons de vie est toute simple : les vacciner, c'est aussi vous protéger !

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