Et la Palm Dog va à...

Cette année à Cannes, la Palm Dog a... (PHOTO ALASTAIR GRANT, AP)

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Cette année à Cannes, la Palm Dog a été décernée à deux chiens, Body (photo, avec le réalisateur Kornel Mundruczo) et Luke, vedettes du film hongrois White God.

PHOTO ALASTAIR GRANT, AP

En marge du Festival de Cannes, qui a pris fin le week-end dernier, un prix très spécial est remis depuis 2001: le Palm Dog Award, récompensant la meilleure performance canine dans un film présenté dans le cadre du mythique festival.

Une distinction créée par le producteur Toby Rose en hommage à son propre chien Mutley, qui remet chaque année un beau collier en guise de trophée au grand gagnant. Ce prix est décerné au meilleur chien dans un des films présentés dans le cadre de la sélection officielle (que ce soit en compétition, hors compétition ou bien dans la section Un certain regard et la Quinzaine des réalisateurs), que le chien soit en chair ou animé. Le jury est composé des critiques britanniques James Christopher du Times, Derek Malcolm du Evening Standard, Peter Bradshaw de The Guardian, Charles Gant de Heat Magazine et Kaleem Aftab de The Independent. Ces professionnels sont ainsi chargés de reconnaître l'apport du meilleur ami de l'homme dans l'art cinématographique en trouvant la meilleure performance canine vue dans un film du Festival de Cannes.

Cette année, c'est Body et Luke, en vedette dans le film White God de Kornel Mundruczo, qui ont remporté la Palm Dog. Le long métrage hongrois qui concourait dans la sélection Un certain regard était en effet parti grand favori dans la compétition. On y retrouve une meute de chiens bâtards échappés du chenil qui sème la terreur dans la ville, désertée de toute figure humaine. Dans cette cité qui pourrait être Budapest, il ne fait pas bon être bâtard. Seuls les chiens de race y ont droit d'exister. Et quand la fille du professeur revient à la maison avec Hagen (Body), un chien sans pedigree, il l'oblige à l'abandonner. Mais leur lien est trop fort. Elle part à sa recherche. Et pendant ce temps, son chien, battu, méprisé, condamné par les hommes, va littéralement provoquer la révolte des siens. Vous l'aurez compris, on parle ici de chiens pour en dire plus sur les hommes!

Pour la première fois, le festival a déroulé le tapis rouge sur la Croisette à un duo d'acteurs canins accompagnant le réalisateur Kornel Mundruczo et la jeune actrice Zsofia Psotta, qui incarne le personnage principal. Body est d'ailleurs le premier chien à avoir été invité sur scène par Thierry Fremaux, délégué général du Festival de Cannes, lors de la projection du film.

Le choix des acteurs devant incarner Hagen a pris plusieurs mois. Outre Body et Luke, près de 250 autres chiens ont été embauchés pour jouer la meute s'emparant des rues de Budapest. Tous ces figurants étaient de véritables chiens errants, qui, une fois le tournage terminé, ont tous pu trouver un nouveau foyer.

Prix du jury

Le jury de la Palm Dog a décerné un prix spécial à Roxy Miéville, qui tient le rôle principal dans Adieu au langage de Jean-Luc Godard, projeté en sélection officielle. Miéville est aussi le patronyme d'Anne-Marie, la fidèle compagne de Jean-Luc Godard qui a tourné pour la première fois en 3D en utilisant des téléphones intelligents! Le réalisateur dit d'ailleurs avoir des centaines de vidéos de son chien qu'il a choisi de mettre en vedette dans la grande majorité des plans de ce long métrage.

En nomination cette année

Malgré une performance remarquée, le bouledogue d'Yves Saint Laurent (Saint Laurent, réalisé par Bertrand Bonello, compétition officielle) n'a pas remporté les honneurs. Le chien rebaptisé Moujik s'illustre dans une scène assez violente où il agonise, victime d'une intoxication après avoir ingéré de la drogue laissée à sa portée. Le chien-acteur mime avec réalisme la scène de sa mort: tremblements, roulades au sol pour finir allongé sur le flanc, pattes en l'air. Tout y est! Le grand couturier Yves Saint Laurent avait une véritable passion pour les bouledogues français. Il en a d'ailleurs adopté quelques-uns au cours de sa vie, toujours noir et blanc et immanquablement baptisé Moujik!

Un autre chien a été remarqué cette année dans Maps to the Stars de David Cronenberg. Toujours dans une scène tragique: un meurtre!

L'an dernier, c'est Baby Boy, le caniche blanc de Liberace incarné par Michael Douglas dans le téléfilm Behind the Candelabra qui a remporté les honneurs. On se souvient encore en 2011 de la victoire d'Uggie, le petit Jack Russel terrier remarqué aux côtés de Jean Dujardin dans le film The Artist de Michel Hazanavicius. En 2012, c'est Smurf qui a remporté le trophée pour sa performance dans Touristes de Ben Wheatley, à la Quinzaine des réalisateurs.




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