Une clinique qui sauve des vies

Avant de faire adopter les animaux, la SPCA... (Photo Masterfile)

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Avant de faire adopter les animaux, la SPCA les soigne et offre une garantie santé de 30 jours aux futurs propriétaires.

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Près de 14 000 animaux sont abandonnés chaque année à la SPCA de Montréal et sont ainsi examinés par les vétérinaires de la clinique de l'établissement, dirigée depuis trois ans par Gabrielle Carrière.

La clinique de la SPCA offre des soins médicaux et des traitements d'urgence aux milliers d'animaux sauvés de l'abandon, de la négligence ou de l'abus chaque année. Elle fournit à tous les animaux sous la protection de l'organisme un examen physique complet, la vaccination de base, un traitement vermifuge et l'implantation d'une micropuce.

«À son arrivée, l'animal va rencontrer un vétérinaire qui va évaluer s'il a des besoins spéciaux de santé ou si tout va bien. Les chats vont partir à l'adoption alors que les chiens vont passer par l'évaluation. On va ensuite déterminer s'ils peuvent être adoptés immédiatement ou s'ils ont des problèmes de comportement», explique Gabrielle Carrière, vétérinaire en chef de la SPCA de Montréal, qui peut compter sur son équipe de dix techniciens et de huit vétérinaires (dont certains à temps partiel).

Tous les animaux adoptés à la SPCA sont également stérilisés, ce qui représente environ 8000 animaux (chiens, chats et lapins) par an. Une étape cruciale avant l'adoption, afin de régler à la source les problèmes de surpopulation.

Une infirmerie traite aussi les chats (jusqu'à 12 à la fois) et les chiens malades du refuge qui nécessitent un suivi médical.

N'ayant pas connaissance de l'historique de santé complet de chaque animal qu'elle recueille, la SPCA offre des soins post-adoption à ses ex-pensionnaires qui tombent malades à l'intérieur d'une garantie santé de 30 jours.

«On a beaucoup plus de virus et de maladies qu'ailleurs au refuge, alors on va traiter les animaux pour toute infection attrapée ici, ou autre problème après l'examen», soutient la Dre Carrière.

«On ne reçoit pas de clients, on s'occupe des animaux trouvés errants ou abandonnés. Certains sont apportés ici accidentés, en urgence. Ça fait trois ans que je travaille à la clinique et c'est une pratique différente que dans tout autre établissement. C'est gratifiant et il y a beaucoup d'action!», lance-t-elle.

Malgré son efficacité, la clinique de la SPCA ne peut pas toujours pousser les tests et les soins aussi loin qu'elle le désirerait et doit faire appel à des partenaires à l'extérieur, notamment dans le cas d'opérations orthopédiques.

«On doit chercher des organisations qui vont prendre en charge certains animaux pour que les vétérinaires puissent poursuivre les tests et le diagnostic. Mais on est chanceux, on a de généreux donateurs qui nous aident pour ces cas-ci», précise la Dre Carrière.

Autre défi, et non le moindre: les infrastructures de la SPCA. «Notre toit coule, notre ventilation est désuète! On a de la difficulté avec nos installations, qui ont besoin de rénovation», lance la vétérinaire en chef de l'établissement.

Les dons permettent de prendre en charge de coûteuses opérations et ainsi de sauver des vies.

«Souvent, les animaux arrivent en mauvais état, avec de graves fractures. On fonctionne grâce aux dons et aux contrats municipaux. Si une chirurgie a un excellent pronostic et que le chien est gentil, on va tout faire pour l'opérer. À la suite des saisies d'usines à chiot, on a aussi fait beaucoup de dentisterie en urgence, traité des problèmes de maladies de peau chroniques et des allergies», raconte la vétérinaire.

De belles histoires

Trouvé dans la rue, Lotus a été amené à la clinique de la SPCA à l'âge de 1 an avec une fracture de la jambe avant gauche mal soignée. En bonne santé, le jeune chien devait alors subir une opération coûtant 2000$ pour retrouver entièrement sa mobilité. Un défi financier qui n'a pas pour autant arrêté l'équipe de la SPCA. Lotus a donc été pris en main par le Centre vétérinaire de Laval et, à son retour à la SPCA, il a été accueilli par une des employées. Il retournera très bientôt voir le chirurgien orthopédiste pour s'assurer de sa guérison, mais il boitera pour le reste de sa vie, puisque l'une de ses pattes est maintenant plus courte que l'autre.

Trépied, un chaton de

3 mois, souffrait quant à lui d'un trouble médical résultant de dommages neurologiques permanents qui ont coupé toute sensation nerveuse dans sa patte avant droite. La clinique a donc dû procéder à l'amputation de sa patte. Trépied s'est très bien remis de l'opération et il a été adopté quelques semaines plus tard.




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