Deux animaux de compagnie, c'est vraiment mieux?

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Vous pensez que votre animal de compagnie s'ennuie, ou pire, déprime lorsque vous n'êtes pas à la maison? Attendez un instant avant de décider d'adopter un nouvel animal pour remédier à la situation. À Montréal, le nombre maximum d'animaux permis dans un logement est de quatre, tout en limitant le nombre de chiens gardés à un maximum de deux. Outre cette règlementation, de nombreux éléments sont à prendre en compte dans votre processus de réflexion.

Est-ce qu'avoir plus d'un animal de compagnie est fréquent au Québec?

Oui, si on en croit la docteure Sarah-Annie Guénette, présidente, chef des opérations et directrice Médicale d'Anima-Plus. «Une fois que les gens connaissent le bonheur d'avoir un animal de compagnie, ils vont vouloir en avoir plusieurs, dit-elle. J'ai des clients qui ont 38 chats. C'est un couple très solidaire qui a mis en place toute une routine. Ils en ont autant, car ils prennent soin de chats errants et accueillent ceux qui viennent se réchauffer chez eux en entrant par une trappe. Je fais également des consultations chez une dame fortunée qui a 17 Yorkshires. Elle a un employé à temps plein pour s'occuper d'eux ainsi qu'une gouvernante. Elle a également un refuge et se rend dans les endroits où des chiens vont être euthanasiés, pour les sauver puis les mettre en adoption. Parfois, elle va tomber en amour avec un d'entre eux et agrandir sa meute», explique-t-elle.

Deux chiens, plus que deux chats

Le chat est un animal naturellement territorial. Il est donc toujours plus compliqué de faire entrer chez lui un nouveau congénère. «Il est incontournable que si trois chats sont sur le même territoire, ils aillent uriner partout dans la maison. Ils vont marquer leur territoire, même s'ils sont stérilisés. Les gens vont très souvent consulter à ce sujet pour avoir un coup de main», explique Dre Guénette.

Les chats vont également protéger leur bol de nourriture: l'un peut devenir obèse à force de manger avant que l'autre n'y parvienne, alors que les autres colocataires amincissent à vue d'oeil.

Il est donc important d'avoir plusieurs stations alimentaires et que certaines soient placées en hauteur; le plus gros chat s'y rendra moins facilement.

Pour les litières, il faut toujours penser à en posséder une de plus que le nombre de félins à la maison pour éviter le marquage.

Peu de points positifs donc à posséder plusieurs chats à la maison, si ce n'est pour satisfaire votre amour pour eux.

L'opération sera beaucoup plus simple chez le chien, vivant naturellement en groupe. «Vos compagnons vont former une meute et s'adapteront très bien. Vos chiens seront moins anxieux et vont passer leur trop-plein d'énergie à jouer ensemble. Il est certain que si vous n'avez pas beaucoup de temps pour marcher, avoir deux chiens, préférablement en jeune âge, peut régler bien des problèmes», précise Sarah-Annie Guénette.

Même si pendant un court laps de temps il existe une certaine tension, laissez-les s'arranger seuls et ils finiront par s'apprécier.

Il est conseillé de ne pas attendre que le chien déjà à la maison soit trop vieux pour envisager une telle cohabitation. Un chiot risque de le fatiguer, de l'énerver, de déclencher des agressions ou, au contraire, de la résignation et un épuisement.

Un choix coûteux?

Bien que certains vétérinaires pratiquent des tarifs préférentiels pour les personnes ayant plusieurs animaux de compagnie, adopter un second compagnon s'avère coûteux.

Il faut compter entre 700 et 1000$ par an et par animal. À deux, c'est donc le double! Sans compter la pension, les jouets, les accessoires, etc.

«J'ai beaucoup réfléchi avant d'adopter mon premier chien. J'ai tellement aimé ça que j'ai voulu en avoir un deuxième cinq ans plus tard, explique Chantal, propriétaire de Sissi et Franz. Avoir un second chien change pas mal de choses. C'est beaucoup plus compliqué de les faire garder pour partir en vacances: ma mère s'en occupe, mais elle a elle-même un chien, alors ça lui en fait trois en même temps! C'est aussi une autre histoire lors des balades. Depuis des années, mon chum et moi devions promener les chiens ensemble. Ça fait moins d'un an qu'on est capables de marcher tout seul. J'ai gardé le chien de ma mère et je dois dire que j'ai aimé cet esprit de meute qu'il y avait à la maison. Si j'avais une cour, j'aurais sûrement succombé à un troisième chien!»

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