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Le diabète sucré, une maladie coûteuse et contraignante

Le diabète est largement répandu chez le chien.... (PHOTO ARCHIVES GETTY)

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Le diabète est largement répandu chez le chien. Quelques races sont particulièrement touchées.

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Maladie hormonale caractérisée par une concentration de glucose trop élevée dans le sang à tout moment de la journée, le diabète est largement répandu chez le chien et le chat.

Il en grande partie relié à un dysfonctionnement de l'hormone insuline sécrétée par le pancréas, qui permet à l'organisme d'assimiler le sucre.

«Chez certains animaux plus sensibles, une consommation continuelle de nourriture ou de gâteries à haute concentration de gras est susceptible d'occasionner des troubles du pancréas et donc possiblement entraîner un diabète à long terme», explique Claudia Gilbert, vétérinaire à la Clinique Vétérinaire Pierrefonds.

D'autres maladies ou d'autres hormones peuvent être antagonistes à l'insuline ou provoquer une résistance à l'insuline qui est alors incapable d'agir normalement dans le corps.

L'obésité est le principal facteur pouvant mener au diabète, mais il n'est pas le seul: les chiennes de 6-7 ans représentent les cas les plus fréquents et certaines races sont, quant à elles, prédisposées au diabète (caniche miniature, Yorkshire terrier, Bichon frisé, Schnauzers miniatures, Lhassa Apso).

Privé d'insuline, l'organisme de votre animal devra puiser dans les graisses, et le sucre non absorbé se retrouvera dans l'urine. Le signal d'alarme le plus fréquent : l'animal boit beaucoup et urine en grande quantité, parfois de manière incontrôlée. L'urine devient collante, car elle contient de grandes quantités de sucre. L'animal mange aussi énormément, mais maigrit.

«Les signes sont assez évidents, car ils sont persistants et n'apparaissent pas de manière graduelle. On observe surtout un grand changement de comportement. Souvent, les clients me disent que leur chien boit dans la douche l'eau qui reste, dans les toilettes ou dans toutes les flaques d'eau de manière obsessive», précise la vétérinaire.

D'autres maladies en découlent

Le diabète peut entraîner d'autres maladies comme la cataracte, l'insuffisance rénale, l'infection urinaire, la surinfection des plaies ou la pancréatite. Il doit donc être traité par des injections d'insuline, toutes les 12 heures, après le repas.

«Outre les injections, il est nécessaire d'effectuer régulièrement des cultures urinaires et de mesurer la glycémie afin de s'assurer de donner la quantité et la sorte d'insuline adéquate. Il est aussi important de détartrer les dents de l'animal plus souvent, car le tartre peut créer une résistance à l'insuline», précise le docteur Gilbert.

Pour un chien de 10 kg, il faut compter près de 45$ par mois pour l'insuline et 40$ en seringues à usage unique. Il faut également choisir un régime alimentaire spécialisé qui vous sera recommandé par votre vétérinaire.

Il existe des lecteurs de glycémie pour animaux, semblables à ceux pour humains, qui coûtent environ 150$. Ils vous éviteront, surtout au début du traitement, d'avoir à laisser votre animal en clinique vétérinaire pour y établir ses courbes de glycémie. À la maison, les résultats seront aussi plus précis puisque le stress provoqué par la visite chez le vétérinaire peut faire augmenter le taux de glycémie, surtout chez le chat. En clinique, l'évaluation coûte environ 200$ (sachant que lors des premiers traitements, il vous faudra établir des courbes toutes les deux semaines, puis deux fois par année).

Des maîtres dévoués

Grâce à un traitement approprié, à un mode de vie et à une surveillance adéquats, le chien ou le chat diabétique devrait avoir la même espérance de vie que ses congénères. C'est le cas de Chika, un pinscher de 9 ans dont la propriétaire, Annabelle Yung, prend soin depuis octobre 2009.

«Chika était beaucoup trop stressée pour qu'on fasse ses courbes de glycémie chez le vétérinaire. Alors, on a acheté le lecteur de glycémie et je communique les résultats à la clinique une fois par mois. C'est beaucoup de travail, mais heureusement, toute la famille m'aide, car on doit toujours avoir au moins avoir une personne à la maison pour lui donner son insuline», explique-t-elle.

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