Bordeaux supérieur contre «Bord'eaux inférieur»

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Les appellations Bordeaux et Bordeaux supérieur ont mis en demeure Le Domaine Léandre-Chevalier (DLC) de retirer du commerce ses vins «Monopole du Bord'eaux inférieur».

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Agence France-Presse
Bordeaux

Le Domaine Léandre-Chevalier (DLC) subit la vindicte des appellations Bordeaux et Bordeaux supérieur qui l'ont mis en demeure de retirer du commerce ses vins «Monopole du Bord'eaux inférieur», a-t-on appris mardi auprès des deux parties.

«Il y a tromperie du consommateur puisqu'il y avait bien la mention Bordeaux et c'est un vin sans indication géographique, donc il n'a pas le droit de faire état de la mention Bordeaux», a assuré à l'AFP le directeur du syndicat viticole des AOC Bordeaux et Bordeaux supérieur, Florian Reyne.

«Même s'il y a un jeu de mots, on voit bien que l'utilisation de l'expression "Bord'eaux" est de nature à induire le consommateur en erreur (...) C'est un élément qui est constitutif d'un dénigrement de l'appellation», a-t-il précisé.

Cette cuvée de DLC est commercialisée sous l'appellation «vin de France». Elle provient des vignes de l'île de Patiras, au milieu de l'estuaire de la Gironde, entre Blaye et Pauillac. Elles «sont au bord de l'eau. On est dans la partie inférieure de l'estuaire», a expliqué Éric Morain, l'avocat du viticulteur Dominique Léandre-Chevalier.

«C'est un jeu de mot, c'est fait pour se faire remarquer mais pas pour tromper», a souligné Me Morain, qui n'envisageait «pas de répondre favorablement» à cette mise en demeure du 14 septembre.

«La réglementation est devenue tellement absurde. Tous les mots et adjectifs valorisants sont confisqués par les appellations. Quand vous n'êtes pas dans une appellation, les mots de domaine, de château, de cave même, sont des mots qui sont interdits d'utilisation», a-t-il poursuivi.

«Ils prennent une masse pour écraser une mouche. C'est de l'intimidation, ce n'est pas fondé en droit», a lancé Me Morain.

L'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité) a demandé mi-septembre l'intervention de la répression des fraudes pour constater l'infraction et retirer les bouteilles.

Cette cuvée, issue de cinq cépages avec 90% de merlot, a été sélectionnée par les critiques de vin Michel Bettane et Thierry Desseauve pour Monoprix qui l'a référencé pour la foire aux vins en septembre dans sa rubrique «vins rebelles».




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