La Bourgogne peine à recruter des vendangeurs

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Les viticulteurs de Bourgogne, qui viennent de donner les premiers coups de sécateur dans les vignes, peinent à recruter leurs vendangeurs.

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Agence France-Presse
Dijon

Les viticulteurs de Bourgogne, qui viennent de donner les premiers coups de sécateur dans les vignes, peinent à recruter leurs vendangeurs, à quelques jours du gros de la récolte début septembre, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

«Il y a un constat généralisé de difficulté à recruter des vendangeurs sur l'ensemble du vignoble Bourguignon», a déclaré à l'AFP Thomas Nicolet, directeur de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB), même s'il reconnaît qu'il est difficile de chiffrer le phénomène.

Les vignerons expliquent notamment cet embarras par un durcissement des règles d'hébergement des vendangeurs: «De moins en moins de viticulteurs sont en mesure de loger et nourrir leurs vendangeurs», regrette Claude Chevalier, président délégué du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne.

«Les normes pour loger quelqu'un pendant huit jours pour vendanger sont les mêmes que pour loger quelqu'un à l'année», tempête-t-il.

Pour les vendanges dans son domaine de Ladoix-Serrigny, en Côte-d'Or, les premières annonces ont été déposées sans hébergement, sans succès. Mais dès qu'il a proposé ses quatre chambres aux vendangeurs, 300 candidatures ont afflué, pour 40 travailleurs nécessaires.

«La dernière fois que nous avons connu une telle difficulté, c'était en 2006-2007, juste avant la crise économique», selon M. Nicolet, du CAVB, qui estime que, paradoxalement, les vendanges sont aussi moins prisées en raison de la «reprise économique».

«C'est un boulot assez physique, qui n'est pas trop à la mode», ajoute Nicolas Ferrari, viticulteur à Irancy, dans l'Yonne. À quelques jours du début des vendanges, il lui manque toujours 10 vendangeurs sur 30.

«On essaie, comme tous les ans, de faire marcher le bouche-à-oreille, mais nous avons aussi mis des annonces sur Facebook et Le Bon Coin.» L'an prochain «il faudra s'y prendre plus tôt», anticipe le vigneron, qui a été pris par surprise: «les autres années, on refusait des gens».

S'il partage l'idée que l'absence d'hébergement est un problème, il dénonce aussi les conditions moins avantageuses des contrats saisonniers et la peur, fréquemment avancée par des demandeurs d'emploi, de se retrouver sans leur allocation pour un contrat court.

En attendant, «la convivialité, l'ambiance des vendanges s'est un peu dégradée», regrette-t-il.




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