Importation de vins espagnols: il y a «urgence à agir»

Un vignoble du Languedoc Roussillon.... (Photo Digital/Thinkstock)

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Un vignoble du Languedoc Roussillon.

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Agence France-Presse
Montpellier

Il y a «urgence à agir» face à l'importation de vins espagnols à bas prix provoquant «la colère» des viticulteurs en Languedoc-Roussillon, estime le sénateur PS de l'Hérault Henri Cabanel dans une lettre au ministre de l'Agriculture.

«Des négociants, basés dans l'Hérault, ont subi des sabotages avec des cuves vidées, le dernier à Sète» dans la nuit de mardi à mercredi, rappelle le sénateur dans cette lettre à Stéphane Le Foll datée du 3 août. «Et cela va continuer», avertit M. Cabanel, viticulteur de profession, «car les viticulteurs sont en colère. Et quand le Midi gronde...»

«Monsieur le Ministre, si je déplore ces actes, je me permets d'insister sur l'urgence à agir», écrit l'élu. «La filière est désabusée et vit la concurrence des pays voisins comme une injustice car la production n'y est pas réalisée avec les mêmes contraintes règlementaires qu'en France.»

Henri Cabanel rappelle qu'il avait déjà alerté le ministre en mai sur «la situation préoccupante relative à l'importation de vins espagnols vendus en France entre 30 et 40 euros/hecto, alors que le prix de nos vins se situe entre 70 et 80 euros/hecto».

«Des années d'efforts, de restructuration du vignoble, de labélisation» sont «en train de s'effondrer», analyse-t-il.

«Rajoutez à cela le manque d'eau dans certains secteurs et les stocks des caves coopératives pleins car non vendus... à un mois des vendanges et vous obtenez un début de crise», prévient le sénateur héraultais.

Le Comité régional d'action viticole (CRAV) a revendiqué mercredi un acte de sabotage des cuves du négociant Biron S.A à Sète afin de protester contre l'importation de vins espagnols. Plusieurs milliers de litres de vin ont été déversés dans les rues avoisinantes.

Le 20 juillet, des membres cagoulés du CRAV avaient saccagé au cours de la nuit des locaux du groupement viticole Vinadeis, près de Béziers (Hérault), en invoquant les mêmes griefs.

Le CRAV, qui se présente comme un mouvement de viticulteurs occitans radicaux, a, par le passé, revendiqué plusieurs actions violentes en Languedoc-Roussillon, notamment des attentats à l'explosif.

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