Tour de France: un accord sur le vin chilien démenti

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Le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme et l'ambassadeur du Tour, Bernard Hinault, ont pris part au Salon de l'agricultre, où un accord aurait été conclu avec le président du Conseil viticole de FranceAgriMer, Jérôme Despey.

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Agence France-Presse
Toulouse

Le Syndicat des vignerons de l'Aude a démenti vendredi qu'un accord ait été trouvé sur le choix d'un cru chilien comme vin officiel du Tour de France, maintenant sa menace de bloquer la Grande Boucle.

«Il n'y a pas eu d'accord entre les vignerons et le Tour», a déclaré Frédéric Rouanet, président du Syndicat départemental, le plus important du genre en France avec 4000 vignerons membres.

«Si on n'arrive pas à nous mettre d'accord, on bloquera le Tour de France», a-t-il ajouté.

Le responsable réagissait à l'annonce, jeudi, d'un «accord» permettant de calmer l'opposition des viticulteurs du Languedoc-Roussillon.

Le patron du Tour, Christian Prudhomme, et Jérôme Despey, président du Conseil viticole de FranceAgriMer, l'établissement public qui gère l'agriculture française, se sont entendus pour permettre aux viticulteurs des régions traversées l'été prochain de présenter leurs productions aux Villages départ et arrivée de chaque étape.

Mais «cet accord ne concerne qu'eux deux, pas nous», a précisé M. Rouanet.

Le partenariat noué entre les vins chiliens et le Tour de France, signé en 2014 jusqu'en 2017, ne concerne que les étapes situées à l'étranger, chaque fois que le Tour passe chez les voisins, comme cette année Espagne, Andorre et Suisse.

La loi française interdit en effet tout parrainage d'une épreuve sportive et toute publicité pour les produits alcoolisés.

Le responsable syndical a cependant salué le déplacement de MM. Prudhomme et Despey comme «un premier pas», estimant que la proposition des deux hommes contenait «quelques points intéressants». «Mais il faut aller plus loin sur certaines autres choses», a-t-il souligné sans plus de précision.

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