Dans le Beaujolais, les prix se reprennent un peu

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Des viticulteurs du Beaujolais avaient manifesté à la rentrée pour réclamer aux négociants des prix plus rémunérateurs, ce qui avait marqué les esprits dans ce milieu feutré où les manifestations sont rares, contrairement au reste du monde agricole.

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Agence France-Presse
LYON

Les prix de vente des Beaujolais se reprennent depuis le début de l'année, une remontée de nature à calmer un peu l'inquiétude des vignerons, a-t-on appris jeudi auprès des professionnels.

Les prix se sont nettement raffermis par rapport à janvier dernier avec des Beaujolais de garde qui se négocient autour de 160 euros l'hectolitre, contre 130 euros il y un an, selon l'interprofession Inter-Beaujolais.

«Le marché semble désormais équilibré», commente le président de la commission économie de l'interprofession, Laurent Chevalier. Toutefois, explique-t-il, ce n'est pas forcément la qualité exceptionnelle du millésime 2015 qui a permis au marché de se reprendre. Traditionnellement «les années de petite récolte, les cours ont tendance à monter, peu importe la qualité», explique-t-il.

En effet cette année la chaleur caniculaire de l'été a conduit à une très belle maturité des raisins, mais à de petits grains: la récolte a donc reculé d'au moins 25%.

Chez les vignerons, cette embellie est accueillie diversement, car l'inquiétude demeure sur l'avenir du vignoble et notamment du Beaujolais nouveau qui souffre d'un déficit d'image.

«C'est bon signe, on ne va pas s'en plaindre, mais cette hausse n'est pas à la hauteur du millésime», a commenté Emmanuel Fellot, vigneron à Rivolet (Rhône).

«Les prix ne sont toujours pas convenables» et «moi, je ne vendrais pas en vrac une goutte de vin aux négociants, j'ai dix ans pour le vendre», réagit de son côté Cyril Picard à Denicé.

Par ailleurs, pour la récolte à venir et compte tenu de la douceur de l'hiver, les viticulteurs rêveraient d'une année aussi chaude que l'an dernier tout en redoutant d'éventuelles gelées de printemps.

Des viticulteurs du Beaujolais avaient manifesté à la rentrée pour réclamer aux négociants des prix plus rémunérateurs, ce qui avait marqué les esprits dans ce milieu feutré où les manifestations sont rares, contrairement au reste du monde agricole.

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