Le fédéral inclut le Québec dans sa définition de vin de glace

Les vignerons québécois récoltent en effet leurs raisins... (Photo archives PC)

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Les vignerons québécois récoltent en effet leurs raisins après la tombée des feuilles de vigne à l'automne et suspendent ensuite les fruits dans des filets au-dessus des plants jusqu'aux gels.

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Karyne Duplessis Piché

Collaboration spéciale

La Presse

Les producteurs de vin de glace du Québec ont enfin reçu la réponse qu'ils attendaient. Après deux ans de discussions avec Ottawa, le gouvernement fédéral vient de publier sa définition du vin de glace et celle-ci inclut la façon de faire utilisée dans la province.

Afin de se conformer à l'Accord du Groupe mondial du commerce du vin, le Canada tente depuis deux ans de réglementer la production de vin de glace au pays. Il avait toutefois un problème de taille: la majorité des vignerons du Québec n'utilisent pas la même technique que leurs confrères canadiens pour produire ce vin sucré.

Les vignerons québécois récoltent en effet leurs raisins après la tombée des feuilles de vigne à l'automne et suspendent ensuite les fruits dans des filets au-dessus des plants jusqu'aux gels. Cette méthode était fortement dénoncée par les producteurs canadiens qui laissent plutôt leurs grappes accrochées à la plante jusqu'à la récolte hivernale.

Après de nombreuses consultations, le fédéral a finalement tranché. Il accepte que le Québec utilise le terme «vin de glace» à condition que la production de cette boisson soit contrôlée et réglementée par un organisme provincial. Une source à Ottawa a confirmé l'information à La Presse.

«Le Canada reconnaît la diversité climatique du pays en acceptant notre technique, dit le président de l'Association des vignerons du Québec, Charles-Henri de Coussergues. C'était l'enjeu principal. Partout dans le monde les appellations reconnaissent le terroir. Le Canada fait preuve d'ouverture à son tour.»

Le gouvernement du Québec était confiant d'un dénouement positif dans ce dossier. Le ministre François Gendron avait reçu une confirmation en novembre 2012 de son homologue fédéral que la technique québécoise serait acceptée. Le porte-parole du ministre, Maxime Couture, se dit maintenant satisfait de la norme fédérale.

Le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) et les vignerons québécois ont d'ailleurs déjà commencé les démarches pour créer une appellation pour le «vin de glace». Le CARTV ira en consultation publique dans les prochaines semaines pour faire accepter sa réglementation.

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