Une vente de vins rares à Québec

Les fondations du Musée national des beaux-arts de Québec et de l'Université... (Photos.com)

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Karyne Duplessis Piché

collaboration spéciale

La Presse

Les fondations du Musée national des beaux-arts de Québec et de l'Université Laval ont reçu un don hors du commun d'un collectionneur de la région de Québec : 750 bouteilles de vins rares, dont une partie a été mise à l'encan, hier soir, à l'occasion de la soirée Québec Millésima. La vente a permis d'amasser 120 000 $.

C'est la première fois que ces organismes reçoivent un don... en alcool.

« C'est l'initiative d'un mécène qui souhaitait soutenir de façon équitable les deux fondations, explique la directrice générale de la Fondation du Musée des beaux-arts, Annie Talbot. En plus de sa passion pour les arts et le soutien qu'il a envers l'Université Laval, son alma mater, il a souhaité mettre à profit sa passion pour les vins. »

Quelque 150 bouteilles ont été mises à l'encan hier. Parmi elles, on trouvait un des premiers millésimes du célèbre vignoble californien Opus One, des vins du légendaire Domaine de la Romanée-Conti et des magnums de champagne.

Vincent Lafortune, propriétaire de la firme LLP Experts en vin, a été mandaté par les deux fondations pour évaluer la valeur des bouteilles. Il estime que les lots contenaient des cuvées très prisées des collectionneurs.

« La Tâche 1990 du domaine de la Romanée-Conti, sur les marchés asiatiques ça vaut une fortune, explique-t-il. En plus, il n'en reste presque plus. C'est un des lots des plus convoités. »

La bouteille s'est vendue 6 000 $, ce qui en a fait le lot le plus dispendieux vendu lors de la soirée.

Un seul lot n'a pas trouvé preneur : il s'agit de deux rieslings alsaciens de la maison Trimbach, dont le prix de départ était fixé à 1200 $.

Un mécène anonyme

L'identité du donateur des précieuses bouteilles reste secrète. Les responsables des deux fondations précisent seulement que le contenu de sa cave est exceptionnel, que les conditions de conservation y sont idéales et que les bouteilles ont toutes été achetées au Québec.

« En philanthropie, il y a deux types de personnes, explique le président de la Fondation de l'Université Laval, Yves Bourget. Il y a ceux qui préfèrent rester anonymes et les autres qui veulent avoir de la reconnaissance sur la place publique. (...) Dans le cas présent, le donateur veut rester discret, aussi pour une notion de sécurité. »

Vincent Lafortune ajoute que plusieurs vols de cave ont eu lieu au Québec dans les années passées. C'est en partie pour cette raison que le mécène souhaite garder l'anonymat.

Six autres cuvées provenant de sa cave seront dégustées lors d'un repas gastronomique le 24 avril prochain. Coût du repas : 2000 $ par personne.

Les organisateurs assurent que les participants en auront pour leur argent. Le menu comprendra la cuvée 1985 du champagne Dom Pérignon et le prestigieux Château Cheval blanc 1989. Les 600 autres bouteilles seront mises aux enchères d'ici cinq ans.

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