La SAQ a favorisé ses plus gros acheteurs

La Société des alcools du Québec (SAQ) a vendu en primeur des cuvées  rares et... (Photo: Alain Roberge, Archives La Presse)

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Karyne Duplessis Piché, collaboration spéciale
La Presse

(Montréal) La Société des alcools du Québec (SAQ) a vendu en primeur des cuvées rares et recherchées à ses plus importants acheteurs. Une façon de faire qui a fortement déplu à certains clients, qui sont passés en deuxième.

La SAQ commercialise plusieurs fois par année des vins plus prestigieux et disponibles en quantités limitées via son catalogue «courrier vinicole». Pour se procurer ces bouteilles, les oenophiles doivent d'abord s'abonner au catalogue. Ils ont ensuite le droit d'acheter les vins selon les différentes offres annuelles de la SAQ. C'est de cette manière, par exemple, que sont vendues les Primeurs de Bordeaux.

Certains de ces vins sont toutefois disponibles en très petites quantités. Pour les attribuer, la SAQ procédait auparavant par une loterie parmi les acheteurs intéressés.

Or, plusieurs amateurs ont plutôt soutenu sur les réseaux sociaux que la SAQ accordait un traitement de faveur à ses meilleurs clients, en leur réservant une partie de ces rares bouteilles. L'entreprise confirme que depuis deux ans, elle réserve près de 10 % de ces vins prestigieux pour ses plus importants acheteurs. Ce chiffre équivaut à près de deux bouteilles par caisses de douze.

« On a fait le recensement des meilleurs acheteurs du courrier vinicole depuis 2003, dit le porte-parole de la SAQ, Renaud Dugas. Certains achètent pour des centaines de milliers de dollars par année. Ils sont une centaine. »

Ce système a été mis en place pour la première fois en 2011, lors de la mise en vente des Bordeaux Primeurs 2010. Il a aussi été appliqué la semaine dernière lors du dernier courrier vinicole portant sur les vins du Rhône.

Une source bien au fait du dossier explique que la SAQ cherchait depuis longtemps une manière de récompenser ses meilleurs acheteurs. Cette façon de faire lui permettait aussi d'assurer aux collectionneurs de mettre la main sur les cuvées les plus prestigieuses et rares, souvent recherchées par les spéculateurs.

Or, la levée de boucliers a poussé le monopole d'État à revoir sa méthode d'attribution. Renaud Dugas soutient qu'aucun client ne serait privilégié lors de la prochaine vente du courrier vinicole, prévue en mars.

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