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Exportations de vin: les rosés de Provence voient la vie en rose

En volume, les exportations de vins rosés, qui... (PHOTO ANNE-CHRISTINE POUJOULAT, ARCHIVES AFP)

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En volume, les exportations de vins rosés, qui avaient déjà augmenté de 34 % entre 2014 et 2015, et de 31 % entre 2015 et 2016, ont encore fait un bond de 36 % entre 2016 et 2017.

PHOTO ANNE-CHRISTINE POUJOULAT, ARCHIVES AFP

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Agence France-Presse
Paris

Les vins rosés de Provence, encore moqués il y a une vingtaine d'années, confirment leur formidable envolée à l'étranger, en particulier aux États-Unis qui ont absorbé la moitié des exportations l'an passé.

«Le phénomène d'internationalisation des vins rosés de Provence s'accélère», a déclaré jeudi Brice Eymard, directeur général du Conseil interprofessionnel des vins de Provence, lors d'une conférence de presse à Paris.

«Jusqu'en 2010-2011, on en exportait assez peu, la France étant alors le principal producteur et consommateur, et on voit maintenant la part de l'exportation s'accélérer nettement», a-t-il dit.

En volume, les exportations de vins rosés, qui avaient déjà augmenté de 34 % entre 2014 et 2015, et de 31 % entre 2015 et 2016, ont encore fait un bond de 36 % entre 2016 et 2017.

En valeur, après un bond initial de 48 % entre 2014 et 2015, la hausse s'est poursuivie à +35 % entre 2015 et 2016, et à +38 % entre 2016 et 2017, selon les chiffres du CIVP, basés sur les statistiques des douanes.

Le prix moyen à l'exportation (hors taxes) a quasiment doublé en moins de 10 ans: en 2008, le «col» de rosé moyen s'exportait à 2,56 euros au départ de la cave professionnelle, et en 2017 il partait à 4,44 euros, selon le CIVP.

Les États-Unis sont devenus le premier pays d'exportation, mais les ventes augmentent partout dans le monde, avec neuf pays achetant plus de 10 000 hectolitres en 2017, contre seulement deux (Belgique et Suisse) en 2008. M. Eymard a notamment souligné l'entrée de l'Australie dans le top 10.

Aux États-Unis, 22 millions de bouteilles ont été vendues l'an passé, soit 43 % des exportations de rosé de Provence en volume et la moitié en valeur.

Dans ce pays, où les ventes s'élevaient à peine à 3 millions d'euros en 2008, le chiffre d'affaires des exportations a gonflé à 114,3 millions d'euros l'an passé.

«Au début quand je me présentais, la Provence était inconnue, je disais que j'habitais entre Marseille et Saint-Tropez, maintenant tout le monde connaît Hyères», explique Henri Fabre-Bartalli, directeur général de la maison Fabre (Château de l'Aumérade, château de la Clapière), qui y représente la 17e génération de viticulteurs.




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