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Le vin... est une drogue!: dans les mots de Jacques Benoit

«Le Québec est parti de tellement loin depuis... (Photo Olivier Jean, Archives La Presse)

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«Le Québec est parti de tellement loin depuis le moment où j'ai commencé à écrire sur le vin. Je devais faire un bilan», affirme Jacques Benoit, qui vient de publier le livre Le vin... est une drogue!

Photo Olivier Jean, Archives La Presse

Karyne Duplessis Piché

collaboration spéciale

La Presse

Jacques Benoit a écrit sur le vin pendant 30 ans. Il a fait le tour du monde, goûté aux plus grands crus, mangé aux meilleures tables. Et il n'est pas sevré. Il nous offre un «bilan» de sa carrière et de l'univers du vin au Québec dans son plus récent ouvrage, Le vin... est une drogue!, publié aux Éditions La Presse.

Le vin... est une drogue ! Mémoires d'un dégustateur... (Image fournie par les Éditions La Presse) - image 1.0

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Le vin... est une drogue ! Mémoires d'un dégustateur passionné, de Jacques Benoit

Image fournie par les Éditions La Presse

Lorsque Jacques Benoit a signé sa première chronique vin dans La Presse en 1982, seul le journal The Gazette publiait des commentaires de dégustation dans ses pages. Le guide du vin de Michel Phaneuf avait paru pour la première fois l'année précédente et la Société des alcools du Québec (SAQ) ne commercialisait qu'un seul vin d'Australie (il y en a plus de 200 aujourd'hui).

«Le Québec est parti de tellement loin depuis le moment où j'ai commencé à écrire sur le vin, dit-il en entrevue. Je devais faire un bilan.»

Officiellement à la retraite depuis deux ans, Jacques Benoit a repassé ses nombreux carnets de dégustation. Il a constaté que le marché du vin avait changé, que la SAQ s'était transformée et que les prix avaient monté.

«J'ai assisté à la démocratisation du vin. La demande mondiale est tellement forte aujourd'hui, les prix sont devenus fous. C'est le côté sombre.»

Il cite, dans son livre, l'exemple du prestigieux Château Pétrus, dont la bouteille coûtait 42,45 $ en 1980. Le millésime 2007 est actuellement le moins cher en vente à la SAQ. Son prix: 3050 $ l'unité.

«Je suis arrivé au bon moment», convient M. Benoit.

Le chroniqueur a eu accès à de nombreux grands vins au cours de sa carrière, mais aussi à presque tous les vignobles de la planète. Il raconte dans son livre des anecdotes de voyage. En Californie, se souvient-il par exemple, un vigneron a voulu le séduire en lui servant le vin de la «barrique à Parker», soit le vin tiré de la meilleure barrique.

Jacques Benoit dresse un portrait des gens qui ont gravité dans le monde du vin au Québec depuis les années 80. Il rend également hommage aux Québécois qui font du vin à l'étranger, comme Pascal Marchand et Patrick Piuze, tous deux installés en Bourgogne.

«Coup de chapeau»

Fait surprenant, il conclut son ouvrage en signant un «coup de chapeau» aux vignobles du Québec.

«Pendant ma carrière, les bières du Québec se sont développées, les fromages aussi, dit-il. Mais ce qui a été le plus ardu et remarquable, c'est la création de ce petit vignoble du Québec. Je me dis que j'aurais peut-être pu faire plus comme chroniqueur pour les aider.»

Est-ce que Jacques Benoit déguste toujours? Bien sûr. Son grand amour pour le chablis, les bourgognes et sa passion pour le porto sont toujours aussi vifs et son réfrigérateur, toujours aussi plein de bouteilles entamées. À la différence près qu'il ne prend plus de notes de dégustation.

Le vin... est une drogue! Mémoires d'un dégustateur passionné

Jacques Benoit

Éditions La Presse, 208 pages, 22,95 $




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