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La SAQ a négligé l'achat des grands vins de Bourgogne

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«La SAQ attendait toujours que les grands vignerons leur proposent des allocations (des parts d'achats), explique Éric Thomassin, désormais employé au sein de l'agence d'importation privée Trialto. Pour la première fois, on a fait la demande au lieu d'attendre. Et on en a eu.»

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Les vins du domaine Armand Rousseau, en Bourgogne, sont parmi les plus prisés sur la planète. Fait surprenant, le Québec représente un petit marché pour le vigneron. Éric Thomassin, ancien analyse de la Société des alcools du Québec (SAQ) sait pourquoi : la SAQ a négligé l'achat des grands vins de Bourgogne au cours des dernières années.

«La SAQ attendait toujours que les grands vignerons leur proposent des allocations (des parts d'achats), explique Éric Thomassin, désormais employé au sein de l'agence d'importation privée Trialto. Pour la première fois, on a fait la demande au lieu d'attendre. Et on en a eu.»

Les Primeurs de Bordeaux sont mis en vente chaque année par la SAQ dans un catalogue appelé le «courrier vinicole». Les vins de Bourgogne ont rarement eu droit à ce traitement. Les courriers vinicoles consacrés aux vins bourguignons sont en effet assez rares. Les derniers remontent à 2005, 2002 et 1999.

Selon Éric Thomassin, la SAQ a signifié son intérêt juste à temps aux Bourguignons. La popularité de leurs vins est si grandissante que le Québec aurait pu perdre, selon lui, ses parts d'achats.

Linda Bouchard, porte-parole de la société d'État, confirme que la Bourgogne a été négligée.

«On a eu la volonté de faire voyager davantage, de faire découvrir davantage, dit-elle. Mais on se rend compte que le balancier est allé un peu trop d'un côté. On se dit qu'on est peut-être en train de perdre quelque chose d'important aussi.»

La société d'État entend cependant remédier à cette situation en consacrant désormais chaque année un courrier vinicole aux prestigieux vins de Bourgogne. «On veut s'assurer de les garder (allocations), on veut s'assurer de la fidélisation des producteurs», ajoute Mme Bouchard.

Une opération qu'Éric Rousseau, du domaine Armand Rousseau, voit d'un bon oeil.

«Je veux vendre plus au Québec, dit-il. Je constate que les gens ici achètent pour boire, pas seulement pour faire de l'argent en revendant mes bouteilles. C'est important pour moi.»

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