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Les vignerons bulgares s'inquiètent de la libéralisation

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Selon les opposants à une libéralisation des plantations de vignes, celle-ci pourrait avoir des conséquences néfastes pour les zones viticoles les moins productives, entraîner une industrialisation excessive du secteur et dévaloriser des vignobles prestigieux à cause de l'augmentation de la surface de vignes.

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Agence France-Presse
Sofia

La Bulgarie est opposée à la libéralisation des droits de plantation de vignes et vient ainsi renforcer au sein de l'Union européenne  l'opposition à un programme européen qui doit entrer en vigueur en 2016.

«La Bulgarie s'oppose à une libéralisation des droits de plantation de vignes. Cette position a été exprimée lors d'une visite à Paris du ministre de l'Agriculture, Miroslav Naïdenov», la semaine dernière, a déclaré à l'AFP Krassimir Koev, directeur de l'Office bulgare de la Vigne et du Vin.

«Nous sommes pour une préservation des droits de plantation afin d'éviter une surproduction», a-t-il ajouté.

La décision de supprimer d'ici 2015 le système de contrôle des droits de plantation de vignes avait été prise en 2008 par l'UE, dans le but de libéraliser le marché en permettant aux viticulteurs de planter ce qu'ils désirent.

Avec cette prise de position du gouvernement bulgare, ce sont désormais quinze pays dont la France, l'Italie, le Portugal et l'Espagne, qui réclament l'annulation de la réforme. La Fédération européenne des vins d'origine (EFOW), qui défend les intérêts de producteurs de vins avec appellation d'origine, y est également opposée.

Le commissaire européen à l'Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos, n'a pas exclu un réexamen de ce programme et, en conséquence, avait annoncé le 23 janvier la création d'un groupe d'experts de haut niveau pour en débattre et rendre son rapport «avant la fin de l'année».

La suppression des droits de plantation est certes prévue d'ici 2015, mais chaque État a la possibilité de préserver ce régime jusqu'en 2018, s'il estime que sa disparition précipitée ferait courir un risque trop élevé à certains vignobles.

Les États partisans d'une révision de la réforme mettent en garde contre un risque de surproduction entraînant une baisse des prix. Ils ont également invoqué des conséquences néfastes pour les zones viticoles les moins productives, une industrialisation excessive du secteur et une dévalorisation des vignobles prestigieux à cause de l'augmentation de la surface de vignes.

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