Facebook: Zuckerberg le 22 mai au Parlement européen à Bruxelles

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Agence France-Presse
Bruxelles

La rencontre à huis clos entre le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, et des eurodéputés à Bruxelles pour discuter de l'utilisation des données personnelles de ses millions d'utilisateurs après le scandale Cambridge Analytica aura lieu mardi prochain, a annoncé jeudi le Parlement européen.

Cette rencontre, le 22 mai à 17h45 (11h45 à Montréal), avec les chefs des différents groupes politiques au Parlement avait déjà été annoncée mercredi, mais la date de la visite de l'Américain n'avait pas été précisée.

M. Zuckerberg doit être reçu le lendemain à Paris par le président français Emmanuel Macron avec une cinquantaine de dirigeants de grandes entreprises du numérique.

Cette visite en Europe est organisée quelques jours seulement avant l'entrée en vigueur, le 25 mai, du règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui oblige les groupes internet à aménager leurs conditions d'utilisation pour les Européens.

Contacté par l'AFP, Facebook a précisé que la réunion au Parlement européen serait l'occasion de «dialoguer, écouter les points de vue (des eurodéputés) et de montrer les mesures» prises par le géant d'internet «pour mieux protéger la vie privée des gens».

Plusieurs eurodéputés, ainsi que la commissaire européenne au Consommateurs Vera Jourova, ont regretté que la rencontre se tienne à huis clos.

Le président du Parlement européen, Antonio Tajani avait, dès le 20 mars et l'éclatement du scandale Cambridge Analytica, invité le PDG de Facebook à venir s'exprimer devant les eurodéputés.

M. Zuckerberg a témoigné en public en avril devant des élus américains.

La crainte d'une manipulation d'élections via les informations personnelles récupérées sur les réseaux sociaux est montée d'un cran avec l'affaire Cambridge Analytica.

L'entreprise, qui a travaillé pour la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016, a exploité à leur insu les données de dizaines de millions d'utilisateurs de Facebook.

Facebook est aussi accusé, comme Twitter et Google, d'avoir laissé proliférer des interférences russes visant à manipuler l'opinion publique pendant cette même campagne.




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