La famille Guillemot envisage réinvestir dans Ubisoft

Le président et fondateur d'Ubisoft, Yves Guillemot.... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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Le président et fondateur d'Ubisoft, Yves Guillemot.

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Agence France-Presse
Paris

Les frères Guillemot envisagent de réinvestir dans l'éditeur de jeux vidéos Ubisoft le fruit de la vente à Vivendi de leurs parts dans l'éditeur de jeux vidéo pour mobile Gameloft, a indiqué jeudi Yves Guillemot, PDG d'Ubisoft.

«C'est quelque chose qui est en discussion avec mes frères», a-t-il avancé dans un entretien au journal Le Monde, qui l'interrogeait sur la possibilité de réinvestir dans Ubisoft les 150 millions d'euros tirés de la cession à Vivendi de leurs parts dans Gameloft.

Après le succès de l'OPA hostile lancée par Vivendi sur l'éditeur de jeux vidéo, la famille Guillemot avait admis sa défaite mardi et annoncé qu'elle céderait l'essentiel de ses actions Gameloft au géant français des médias.

«Nous pensons que Vivendi ne comprend pas le métier du jeu vidéo, et va s'y fourvoyer. Nous n'avons pas envie d'être passagers d'un bateau qui va échouer au fond de l'océan», a justifié Yves Guillemot.

La bataille devrait se déplacer maintenant sur la société Ubisoft, dont Vivendi est devenu le premier actionnaire cet hiver, avec 17,7% du capital, sans l'assentiment des dirigeants.

Si le groupe de Vincent Bolloré a indiqué fin avril ne pas avoir l'intention de lancer une OPA sur Ubisoft, il a demandé à être représenté au conseil d'administration. Une suggestion rejetée par les Guillemot.

«Je pense que Vincent Bolloré s'achemine plutôt vers une prise de contrôle rampante avec la volonté d'avoir de plus en plus de pouvoir, d'abord au sein du conseil d'administration, puis dans l'entreprise», a avancé Yves Guillemot.

«C'est ce qu'il a fait chez Telecom Italia ou Vivendi. Il va d'abord nous dénigrer et essayer de nous déstabiliser, comme il le fait déjà au travers de Havas. On connaît ses méthodes et on saura s'en défendre», a-t-il ajouté.

Selon le dernier rapport annuel d'Ubisoft, les Guillemot détenaient de concert environ 9,5% du capital et 16,3% des droits de vote de l'éditeur de jeux vidéos à fin mars 2015.




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