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Behaviour se lance à fond dans l'aventure mobile

«La création de valeur est beaucoup plus importante... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)

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«La création de valeur est beaucoup plus importante comme éditeur, explique Rémi Racine, président et fondateur de Behaviour. Dans le jeu mobile, la valeur arrive une fois que le jeu est lancé, quand on peut étudier le comportement des joueurs et améliorer le produit. »

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Décidé à faire sa place dans l'univers du jeu mobile, le studio québécois Behaviour a pris les moyens pour y parvenir en faisant l'acquisition d'un catalogue comptant déjà près de 50 millions d'utilisateurs.

L'annonce de cette transaction devrait être faite aujourd'hui. Elle inclut la totalité du catalogue de jeux mobiles élaborés par The Playforge, entreprise établie à San Francisco.

Plus de joueurs

À une ou deux exceptions près, ce sont les utilisateurs de ces jeux, plus que les jeux eux-mêmes, qui intéressent Behaviour dans l'opération. «Le but principal est d'aller chercher des joueurs», résume le président et fondateur de Behaviour, Rémi Racine.

Dans un univers de plus en plus surpeuplé, la possibilité de promouvoir de nouveaux titres auprès d'un groupe de joueurs déjà acquis est en effet devenu une arme de guerre capitale.

«Cela va nous donner une plateforme de lancement pour nos autres jeux», explique Jimmy Gendron, producteur exécutif de la division mobile.

Avec 50 millions d'utilisateurs, la base de données de Behaviour ne pourra se comparer aux géants comme Supercell (Clash of Clans) ou King (Candy Crush), mais est néanmoins de bonne taille, estime M. Gendron.

«Si je compare avec l'époque où je m'occupais de Scrabble chez EA Mobile, on avait environ 10 millions d'utilisateurs, et c'était avec une franchise connue.»

Création de valeur

Behaviour n'en sera pas à ses premières armes, loin de là. Elle affirme détenir huit jeux dans le palmarès des 100 meilleures recettes et a collaboré, avec les détenteurs de ces franchises, à la création de titres comme Where's My Water?, Temple Run: Brave, Monster University ou RBI Baseball.

C'est à titre de sous-traitant qu'elle a conçu tous ces jeux. La décision de devenir éditeur en est une stratégique, selon M. Racine.

«La création de valeur est beaucoup plus importante comme éditeur. Dans le jeu mobile, la valeur arrive une fois que le jeu est lancé, quand on peut étudier le comportement des joueurs et améliorer le produit. Nous avons fait 13 ou 14 mises à jour de Where's My Water? pour Disney et c'est là qu'ils ont fait de l'argent. Comme sous-traitant, souvent, l'éditeur nous donne de l'argent pour créer le jeu, puis il ne veut plus le supporter une fois qu'il est lancé.»

Deux projets dans les cartons

Comme éditeur, Behaviour pourra diffuser les jeux produits par d'autres entreprises, mais veut surtout se concentrer sur les siens.

Cette acquisition survient d'ailleurs au moment opportun puisqu'elle s'apprête à lancer deux jeux de son cru. Pro Feel Golf, un jeu de golf spécialement conçu avec les plateformes mobiles en tête, est déjà disponible à titre d'essai depuis quelques mois sur les boutiques canadienne et irlandaise de l'App Store d'Apple. Son lancement mondial est imminent.

Un jeu tiré du film Home, de DreamWorks Animation, suivra rapidement.

L'entreprise québécoise entend aussi profiter des jeux qu'elle a acquis. «Nous pensons aussi qu'il y en a un ou deux qui ont encore un potentiel de croissance», estime M. Gendron.

Du lot, c'est très nettement Tree World qui sera privilégié.

«Il représente à lui seul environ 60 à 70% des revenus du catalogue», note M. Racine.




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