Infamous Second Son: un héros fumant

Kevin Massé
La Presse

La série Infamous, sur PS3, ne s'est pas avérée le jeu phare que désirait Sony, mais elle a tout de même réussi à susciter l'engouement. Avec ce troisième titre, Sucker Punch mise sur le renouveau. Nouveau héros, nouveaux pouvoirs, nouveau moteur graphique et nouvelle console, est-ce assez pour rallumer la flamme ?

OUI : UN SCÉNARIO CLASSIQUE MAIS EFFICACE

Sept ans ont passé depuis la fin apocalyptique d'Infamous 2 et il semblerait que les « porteurs », ces humains munis de pouvoirs surnaturels, n'aient pas tous disparu. Au contraire, ils sont maintenant chassés par une agence gouvernementale menée par la tyrannique Augustine. Cette dernière, porteuse également, s'amuse à jeter ses semblables en prison et à les maltraiter. Delsin, un jeune Indien Akomish plutôt rebelle découvre de son côté qu'il est une vraie éponge à pouvoirs. Il peut prendre le pouvoir des porteurs qu'il touche. Son destin et celui d'Augustine se retrouveront liés à la survie de sa communauté. Intrigant certes, mais en majeure partie plutôt classique et prévisible, le scénario de Second Son ne marquera pas l'histoire. Il contient cependant les éléments importants, de bons dialogues et des cinématiques de grande qualité, pour se laisser apprécier jusqu'à son aboutissement.

OUI : LA LIBERTÉ ET LE SENTIMENT DE PUISSANCE

Ce n'est pas pour l'histoire que l'on joue à Infamous. C'est pour le sentiment de puissance et de liberté qu'il confère. Bien qu'il n'innove pas, Second Son réussit avec brio sur ce plan. Sans révéler trop d'indices, les pouvoirs que Deslin acquerra très, peut-être même trop, rapidement représentent une démo technique au cours de laquelle les particules explosent littéralement sous nos yeux. Chaque pouvoir, dont un de fumée et un autre de Néon, change la façon dont nous abordons les combats et la façon dont nous interagissons avec la ville. Sans oublier que nos décisions, prises avec bonne ou mauvaise foi, ont un impact sur notre karma, le paysage urbain et la façon dont les citoyens nous voient. L'immense ville de Seattle devient ainsi un terrain de jeu vivant, dans lequel nous glissons sur les toits et démontrons nos prouesses avec une grande aisance.

NON : COURT ET RÉPÉTITIF 

Delsin a beau avoir trois... ou « quatre » nouveaux pouvoirs à acquérir, il ne pourra les utiliser que contre les trois ou quatre ennemis différents du jeu. Ces derniers ont beau être redoutables et dynamiques, le sentiment de récurrence est bien présent. Sans compter que les sept ou huit genres de missions qui animent la quête primaire et la conquête du territoire n'aident pas plus. À cela s'ajoutent 12 petites heures pour terminer le jeu sous un des deux karmas. Heureusement, les Boss finaux sont un bon défi, l'exploration est encouragée et personne n'aura à nous tordre le bras pour relancer le jeu et explorer notre toute-puissance sous un autre karma.

DOIT-ON Y JOUER ? OUI 

Second Son ne se démarque pas par sa jouabilité et son originalité. Il tient néanmoins, ludiquement parlant, extrêmement bien ses promesses. Ses graphiques sont éblouissants, la performance d'acteur de Troy Baker (Bioshock Infinite, The Last of Us), en version originale, est juste et le sentiment de puissance et de liberté apporté par nos pouvoirs et la grandiloquence de la ville sont sans contredit jubilatoires. Ce nouveau départ pour la série fera la joie des détenteurs de PS4. D'autant que, depuis son lancement, cette dernière ne jouit pas d'exclusivités aussi reluisantes que la Xbox ONE.

***1/2

Concepteur : Sucker Punch 

Éditeur : Sony 

Console : exclusivité PS4 

Version française




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