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Accusé par Trump de «truquer» ses recherches, Google se défend

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Sébastien DUVAL
Agence France-Presse
Washington

Donald Trump s'en est pris mardi à Google, affirmant que les résultats de son moteur de recherche étaient «truqués», une accusation fermement démentie par le géant américain qui a rejeté toute «manipulation politique».

«Rechercher "actualités Trump" sur Google ne donne en résultats que le point de vue (et) les articles des médias Fake News. En d'autres termes, c'est TRUQUÉ, à mon encontre et contre d'autres, afin que presque tous les articles et informations soient NÉGATIFS», a tweeté dès 05H24 du matin le président américain.

Des accusations auxquelles Google s'est empressé de répondre dans un communiqué au ton très ferme: «La recherche n'est pas utilisée pour défendre un programme politique et nous n'orientons pas nos résultats vers une quelconque idéologie politique».

«Notre but est de nous assurer que les utilisateurs qui tapent une recherche dans la fenêtre Google Recherche reçoivent le résultat le plus pertinent en quelques secondes», a insisté le géant de la technologie, soulignant qu'il apporte chaque année des centaines d'améliorations aux algorithmes qui pilotent la recherche «pour assurer qu'ils pêchent du contenu de grande qualité».

Donald Trump pourrait avoir fait de bon matin une recherche Google sur son nom. Résultat? «Fake CNN est proéminente», a-t-il dénoncé. «Les Médias Républicains / Conservateurs et Justes sont écartés. Illégal?"

Selon l'hôte de la Maison-Blanche, «96% des résultats sur "actualités Trump" viennent de Médias Nationaux de Gauche», ce qu'il estime «très dangereux».

«Google et d'autres suppriment les voix des Conservateurs et cachent les informations positives. Ils contrôlent ce que nous pouvons voir ou pas. C'est une situation très grave dont on s'occupera!», a-t-il ajouté.

«Nous nous penchons sur la question», a confirmé mardi matin Larry Kudlow, conseiller économique de Donald Trump.

«Très inquiétant»

Bien que la question de «la partialité des algorithmes» de recherche mérite d'être posée selon lui, le Centre pour la démocratie et la technologie s'inquiète d'une potentielle régulation gouvernementale.

«Il est très inquiétant que quelconque représentant du gouvernement essaie de mettre publiquement la pression sur une plateforme concernant des informations importantes pour notre démocratie», a confié à l'AFP sa présidente, Nuala O'Connor.

Pour Eric Goldman, responsable de l'Institut de droit des hautes technologies à l'université de Santa Clara, «toute tentative de Trump de «rectifier» les résultats des moteurs de recherche violerait le premier amendement» de la Constitution américaine garantissant la liberté de la presse.

Cette attaque contre l'un des moteurs de recherche les plus populaires au monde s'inscrit dans une offensive plus générale lancée depuis plusieurs mois par Donald Trump contre les réseaux sociaux, qu'il juge partiaux à l'égard des opinions conservatrices.

«Les géants des réseaux sociaux réduisent au silence des millions de gens. Les gens ont le droit de décider de ce qui est vrai et ce qui est faux, sans censure!», avait-il ainsi lancé vendredi dernier sur Twitter.

Quelques jours plus tôt, Donald Trump avait déjà mené la charge contre des réseaux sociaux «totalement biaisés envers les voix républicaines / conservatrices» et mis en garde: «Nous ne laisserons pas faire».




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