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Internet haute vitesse: le Québec à la traîne

Même si 96 % des ménages québécois ont accès... (Photo Ivanoh Demers, Archives La Presse)

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Même si 96 % des ménages québécois ont accès à l'internet haute vitesse, seulement 80 % détiennent un abonnement au service. C'est moins qu'en Ontario (85 %) et inférieur à la moyenne canadienne (82 %).

Photo Ivanoh Demers, Archives La Presse

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Hélène Baril

L'accès à l'internet haute vitesse est encore un problème dans plusieurs coins du Québec, mais ceux qui y ont accès l'utilisent moins qu'en Ontario et moins que la moyenne canadienne.

« Il y a un rattrapage à faire sur le taux d'abonnements à internet », estime Stéphane Forget, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), qui place cet enjeu très haut dans le plan qu'elle dévoile aujourd'hui pour donner un coup d'accélérateur à l'économie québécoise.

Même si 96 % des ménages québécois ont accès à l'internet haute vitesse, seulement 80 % détiennent un abonnement au service. C'est moins qu'en Ontario (85 %) et inférieur à la moyenne canadienne (82 %).

Selon la FCCQ, cette disparité soulève la question de la participation des Québécois à l'économie numérique et elle a aussi un impact sur la productivité.

« On parle souvent de l'importance de la littéracie financière, mais la littéracie numérique est importante aussi dans le monde actuel. » - Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ

La capacité d'utiliser l'internet fait partie des compétences indispensables pour s'adapter aux changements, particulièrement dans un contexte de rareté de main-d'oeuvre, croit le président de la FCCQ.

L'augmentation des services gouvernementaux en ligne est une des solutions suggérées pour accroître l'utilisation de l'internet par les Québécois. Selon la FCCQ, certains services gouvernementaux devraient être offerts uniquement sur l'internet. Certaines consultations médicales pourraient aussi être offertes en vidéoconférence.

RETRAITE ET BACS À SABLE

Le plan d'action de la FCCQ vise à alimenter les débats pendant la période électorale qui s'annonce.

Comme les indicateurs sont actuellement au beau fixe, le risque qu'on parle peu d'économie est réel, reconnaît Stéphane Forget. « C'est vrai qu'on a fait des progrès manifestes, mais le Québec a encore un potentiel inexploité », dit-il, en rappelant que le Québec se situe au 21e rang des pays de l'OCDE pour le PIB par habitant. « Ça donne une idée du potentiel d'amélioration. »

Les propositions ont été élaborées à la suite de consultation de toutes les chambres régionales membres de la Fédération. Elles touchent tant à l'âge de la retraite, que la FCCQ propose de relever, qu'aux seuils d'immigration, qui devraient être augmentés de 50 000 à 60 000.

Le plan propose aussi de créer des « bacs à sable » pour les entreprises qui voudraient expérimenter de nouvelles façons de faire sans tenir compte de la réglementation en vigueur, sur le modèle de ce qui se fait dans le secteur financier.

« C'est une stratégie qu'on ne propose pas seulement aux gouvernements, mais aussi aux entreprises et aux travailleurs », résume Stéphane Forget.




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