Nouvelle alerte contre un virus informatique de Corée du Nord

Des employés du gouvernement sud-coréen surveillent l'activité virale... (Photo Yun Dong-jin, archives Yonhap/AP)

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Des employés du gouvernement sud-coréen surveillent l'activité virale mondiale.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les autorités américaines ont indiqué mardi qu'un logiciel malveillant mis au point en Corée du Nord, susceptible de laisser des pirates accéder à des sites sensibles, était toujours présent au sein de nombreux réseaux informatiques.

Selon une alerte du ministère de la Sécurité intérieure, c'est le groupe de pirates informatiques appelé «Hidden Cobra» -- aussi connu sous le nom de «Lazarus» -- qui en est à l'origine. Les autorités américaines avaient déjà accusé ce groupe d'une série d'attaques informatiques remontant à 2009 et affirmé qu'il était lié à Pyongyang.

Mardi, le CERT -- division spécialisée dans la cybersécurité au sein du ministère -- a prévenu que le logiciel pouvait rester caché dans les réseaux infectés «dans le but d'atteindre d'autres réseaux informatiques par la suite».

Certains réseaux pourraient ainsi être contaminés par ce logiciel de type «cheval de Troie» appelé Volgmer ou par un outil appelé Fallchill, qui permet aux pirates de prendre à distance le contrôle complet d'un système.

La police fédérale américaine (FBI) pense que Fallchill est utilisé depuis 2016 et Volgmer depuis 2013. Ce dernier aurait déjà servi à pénétrer des sites gouvernementaux, financiers, du secteur automobile et de sites de médias, selon le ministère.

Des experts indépendants en cybersécurité estiment que «Hidden Cobra» est vraisemblablement à l'origine du vol de plusieurs millions de dollars dans des banques à travers le monde. Pour certains, ce groupe pourrait aussi être à l'origine du rançongiciel WannaCry apparu au printemps.

Le ministère américain de la Sécurité intérieure avait estimé en juin que ce groupe était actif depuis 2009. «Certaines attaques ont permis de récupérer des données», disait-il aussi alors.

Le groupe «va continuer à se servir d'opérations informatiques pour faire avancer les objectifs militaires et stratégiques de leur gouvernement», toujours selon les autorités américaines.

La Corée du Nord a nié être à l'origine de cyberattaques. Le pays, qui a mené cette année un sixième essai nucléaire et tiré plusieurs missiles balistiques, justifie ses programmes d'armement par la menace américaine à son encontre. Le président américain Donald Trump a menacé de détruire la Corée du Nord si les États-Unis étaient attaqués.




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