Des drones pour répandre l'internet

Sundar Pichai, numéro deux chez Google, espère bâtir d'ici... (PHOTO ALBERT GEA, REUTERS)

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Sundar Pichai, numéro deux chez Google, espère bâtir d'ici une décennie un réseau qui fournirait l'internet à «4 ou 5 milliards » d'humains.

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Après les ballons, Google compte sur les drones pour apporter l'internet aux régions reculées.

Le géant des moteurs de recherche avait déjà volé la vedette en début de semaine au Mobile World Congress de Barcelone en dévoilant ses projets de téléphonie cellulaire «à petite échelle» aux États-Unis. Hier, son numéro deux, Sundar Pichai, a annoncé qu'on espérait bâtir d'ici une décennie un réseau qui fournirait l'internet à «4 ou 5 milliards» d'humains.

Depuis deux ans, Google teste des ballons atmosphériques qui sillonnent l'hémisphère Sud pour fournir un réseau cellulaire. Le projet Loon a permis de constater que ces ballons, dont l'équipement est alimenté par des panneaux solaires, pouvaient rester jusqu'à 200 jours dans l'atmosphère, a précisé M. Pichai hier, selon ce que rapportent divers médias spécialisés.

L'exploit est d'autant plus remarquable que ces ballons volaient à peine plus de cinq jours à leurs débuts. En novembre dernier, selon M. Pichai, plus de 80 de ces ballons étaient dans l'atmosphère en même temps. On continue d'en envoyer 10 nouveaux par semaine.

Démontrer les possibilités

Il en a profité pour annoncer une nouvelle étape, le projet Titan, qui permettrait une couverture cellulaire plus étendue et plus flexible. La clé: des drones alimentés à l'énergie solaire, provenant de l'entreprise Titan acquise en avril 2014. Selon le vice-président de Google, les téléphones intelligents seront tellement abordables d'ici quelques années que près de 2 milliards d'humains pourraient en avoir un. «Ils auront un véritable ordinateur puissant entre les mains, a-t-il déclaré. Nous croyons que nous pouvons apporter la connectivité des pays développés dans les zones rurales.»

Le projet de Google de devenir un opérateur mobile aux États-Unis est un élément d'une stratégie plus vaste, a-t-il précisé hier: créer une «infrastructure principale» (backbone) à laquelle vont se brancher d'autres fournisseurs.

Comme on l'a fait avec la gamme des téléphones Nexus, on ne veut pas entrer en compétition avec d'autres entreprises mais plutôt «montrer ce qui est possible technologiquement». Un de ces défis, selon ce qui a été dévoilé à Barcelone, est de combiner tous les réseaux - WiFi, cellulaires, fibre optique - pour offrir une couverture maximale aux usagers.




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