Un gendarme du web menace de fermer Instagram en Iran

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Les autorités iraniennes bloquent régulièrement l'accès aux réseaux sociaux, en particulier Twitter et Facebook, ainsi qu'à d'autres sites considérés comme non-islamiques ou préjudiciables pour le régime.

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Agence France-Presse
TÉHÉRAN

Un comité chargé de filtrer internet en Iran et de vérifier son contenu a donné mardi deux mois au gouvernement pour contrôler Instagram sous peine de bloquer l'un des rares réseaux sociaux accessibles dans le pays.

Les autorités iraniennes bloquent régulièrement l'accès aux réseaux sociaux, en particulier Twitter et Facebook, ainsi qu'à d'autres sites considérés comme non-islamiques ou préjudiciables pour le régime.

Le président Hassan Rohani, un modéré, a promis une plus grande tolérance sur la censure d'internet et plusieurs responsables du gouvernement ont eux-mêmes des comptes Twitter ou Facebook, mais les ultra-conservateurs qui tiennent les institutions clés du régime s'opposent à tout allègement des restrictions.

Ce délai de deux mois permettra au ministère des Télécommunications, autorité de tutelles des services internet, «d'échanger des lettres avec les instances responsables afin d'avoir un accès sécurisé à Instagram pour en contrôler certains contenus. Si cela est fait, nous ne ferons pas de filtrage d'Instagram», a déclaré Mohammad Ali Asfani, membre de ce comité, cité par l'agence Isna.

En octobre, l'Iran avait bloqué un compte du site de partage de photos à la gloire de la jeunesse dorée de Téhéran qui avait créé la polémique, estimant son contenu «vulgaire».

En septembre, la justice avait donné un mois au gouvernement pour interdire les réseaux de communications gratuits Viber, Tango et Whatsapp, après des messages insultants envers des responsables de la République islamique. Ces réseaux sont toutefois toujours accessibles actuellement.

La justice iranienne a également voulu en mai convoquer devant un tribunal le PDG-fondateur de Facebook Mark Zuckerberg après une plainte déposée par des citoyens iraniens pour «violation de la vie privée» par Instagram et WhatsApp, filiales de Facebook.




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