La Chine veut faire le ménage dans ses boutiques d'applications

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La Chine bloque plusieurs réseaux sociaux et plateformes (Facebook, Instagram, YouTube, Twitter) et nombre de grands médias internationaux. Elle supprime par ailleurs tous contenus jugés pornographiques, politiquement «sensibles» et critiques du Parti communiste.

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Agence France-Presse
Pékin

La Chine a exigé que toutes les plateformes de téléchargement d'applications s'enregistrent auprès des autorités, un durcissement visant à limiter la diffusion de virus mais qui s'inscrit aussi dans une intensification de la censure sur le web chinois.

Les plateformes destinées aux usagers chinois n'examinent «pas scrupuleusement» le contenu et le code des applications de téléphone mobile qu'elles proposent, a souligné l'agence étatique de l'internet, dans une notice postée la semaine dernière.

Des plateformes préfèrent gonfler leur offre dans une visée uniquement mercantile, ce qui a encouragé «la fréquente apparition d'applications diffusant des informations illégales, enfreignant les droits des utilisateurs, et impliquant des risques de cybersécurité», a poursuivi l'agence.

L'écrasante majorité des téléphones en Chine fonctionnent avec le système d'exploitation Android, mais les internautes chinois n'ont pas accès à la boutique d'applications Google Play, bloquée par les autorités à l'instar d'autres services du groupe américain.

Du coup, les sites d'applications se sont multipliés par dizaines. Ce marché très segmenté est dominé par les géants du web Baidu et Tencent.

Mais à côté d'eux, de multiples petits acteurs «tiers» fourmillent, luttant pour proposer des applications non disponibles ailleurs, parfois peu regardants sur la qualité et la sécurité, et en dehors d'une supervision rigoureuse des autorités.

Avec pour résultat, une épidémie de virus et programmes-espions: selon plusieurs études, la Chine est le pays le plus touché dans le monde par les applications «infestées», après l'Inde.

Autre conséquence: ces applications passent sous le radar des autorités. C'est à cette faille dans la «Grande muraille électronique» (surnom du système de censure chinois) que Pékin veut s'attaquer.

Les plateformes devront désormais s'enregistrer auprès du régulateur et se soumettre à un contrôle accru de leurs contenus.

Cette décision intervient peu après le retrait de l'application New York Times de la version chinoise de l'AppStore, la boutique en ligne du géant américain de l'électronique Apple.

Les autorités ont par ailleurs adopté en novembre une loi controversée sur la cybersécurité, resserrant encore le contrôle de la liberté d'expression sur internet et imposant aux entreprises, y compris étrangères, de coopérer pour «protéger la sécurité nationale».

La Chine bloque plusieurs réseaux sociaux et plateformes (Facebook, Instagram, YouTube, Twitter) et nombre de grands médias internationaux. Elle supprime par ailleurs tous contenus jugés pornographiques, politiquement «sensibles» et critiques du Parti communiste.




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