Percée dans la technologie des piles rechargeables

Des piles au lithium-ion alimentent plusieurs appareils électroniques... (Photo Paul Sancya, AP)

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Des piles au lithium-ion alimentent plusieurs appareils électroniques comme les téléphones intelligents, les véhicules électriques et certains appareils médicaux.

Photo Paul Sancya, AP

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Des chercheurs d'Hydro-Québec et d'un institut de Singapour viennent de réaliser une percée technologique dans le domaine des piles rechargeables.

Les chercheurs de l'Institut de recherche d'Hydro-Québec et de l'Institute of Bioengineering and Nanotechnology (IBN) de Singapour ont réussi à perfectionner des matériaux qui composent ces piles de nouvelle génération, soit des silicates. Cela pourrait permettre de doubler la capacité de stockage des piles par rapport à celles que l'on utilise actuellement, au lithium-ion à base de phosphates.

En entrevue mardi, Karim Zaghib, directeur Stockage et conservation d'énergie à Hydro-Québec, a exprimé son enthousiasme. C'est l'aboutissement d'une dizaine d'années de travaux dans ce domaine, a-t-il fait valoir.

Ces piles au lithium-ion alimentent plusieurs appareils électroniques comme les téléphones intelligents, les véhicules électriques et certains appareils médicaux.

M. Zaghib fait valoir que les silicates qui servent au perfectionnement de ces piles sont des matériaux sécuritaires, qui sont en abondance et qui ne sont pas coûteux, en plus d'être performants. «C'est un matériau très intéressant pour les applications, soit pour les portables, soit pour l'électrification des transports», a-t-il dit.

Si les autres chercheurs n'ont pas réussi cette percée avec les silicates avant, malgré tous ses avantages, c'est parce que «la fabrication du procédé est compliquée, pas facile», a expliqué M. Zaghib, qui a lui-même un doctorat en électrochimie.

Il croit que la nouvelle technologie pourra être développée et commercialisée de manière abordable dans un avenir pas si lointain. «Nous déjà, Hydro-Québec et nos partenaires, on a le brevet de base. Mais en revanche, il nous reste à optimiser le procédé et aussi à augmenter le nombre de cycles» de charges et de décharges des piles, a-t-il précisé.

Il envisage un horizon de deux ans pour les appareils portables si les chercheurs parviennent à accroître ce nombre de cycles et «entre deux ans et quatre ans» pour les véhicules électriques.

C'est le partenaire d'Hydro-Québec, IBN, qui a l'expertise en matière de synthèse des produits chimiques et en nanotechnologies. Cela «nous permet d'explorer de nouvelles méthodes de synthèse et de conception de nanostructures propices à la réalisation de matériaux complexes qui conduiront à d'autres percées dans le domaine des accumulateurs, en particulier pour l'électrification des transports», a résumé M. Zaghib.




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