Les imprimantes 3D encore réservées aux fans des technologies

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Selon un sondage mené aux États-Unis, près de la moitié des Américains mettraient l'imprimante 3D sur leur liste de voeux pour Noël si la question de l'argent ne se posait pas.

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Hélène DUVIGNEAU avec les bureaux de l'AFP aux É.-U., en Allemagne, Italie
Agence France-Presse
PARIS

Bijoux, figurines, coques de téléphones intelligents ou poignées de porte, les imprimantes 3D permettent de reproduire à l'identique et à domicile les objets les plus divers mais elles restent coûteuses et feront surtout le bonheur des fans de technologie pour ce Noël 2014.

«En France, l'enthousiasme du public pour les imprimantes 3D ne se dément pas: les plans du sabre laser du prochain Star Wars que nous avons mis en ligne ont été consultés par des centaines de milliers d'internautes», explique à l'AFP Bertier Luyt, fondateur du FabShop, une start-up qui importe la marque américaine MakerBot, l'une des pionnières en matière d'impression 3D accessible à tous.

L'imprimante tridimensionnelle permet d'imprimer couche par couche des objets à partir du plastique, mais aussi de la céramique, de métaux y compris les plus précieux, du sucre ou du nylon.

«Pour Noël, cela reste un cadeau de 'happy few'», relativise cependant Bertier Luyt. «Nos machines sont à plus de 1000 euros et pour l'instant, nous avons très peu de clients particuliers». Et si des enseignes comme Boulanger ou Auchan proposent des modèles, leurs prix démarrent à l'équivalent de plus de 1000 $.

Makershop, qui revendique la première place dans la vente en ligne d'imprimantes 3D, est l'un des rares à proposer des promotions pour Noël. «Nous voulons permettre aux bidouilleurs, qui représentent 20% de notre clientèle, de craquer sur cette technologie, avec des prix à moins de 1000 euros», explique Vincent Albert, co-fondateur du site.

Chez Pearl, qui présente deux modèles à 699 et 999 euros, on assure «avoir observé une explosion de la demande depuis un an même si ce n'est pas forcément Noël qui va augmenter les ventes», souligne Mathieu Gayraud, responsable marketing des magasins.

La vogue des imprimantes 3D est confirmée par l'apparition de formations dédiées comme celle de Mediabox, qui propose aux salariés et aux demandeurs d'emploi de les aider à «booster leur carrière professionnelle» en maîtrisant cette technique.

Une technologie «prometteuse»

À l'échelle mondiale, le cabinet américain Gartner anticipe une envolée des ventes, qui doubleraient d'environ 108 000 cette année à 217 350 l'an prochain, et flamberaient à plus de 2,3 millions en 2018.

Aux États-Unis, où se concentrent les fabricants les plus connus, l'enseigne d'électronique grand public Best Buy propose des modèles allant de 499,99 et 6499,99 dollars hors taxes. «C'est une technologie prometteuse», a assuré à l'AFP une porte-parole du groupe, qui propose au public de tester des imprimantes dans 50 magasins.

Selon un sondage TNS pour Intel publié début décembre, «près de la moitié des Américains mettraient l'imprimante 3D sur leur liste de voeux pour Noël si la question de l'argent ne se posait pas». Soucieux de ne pas rater le coche, l'éditeur de logiciels américain Autodesk a annoncé fin octobre son intention d'investir 100 millions de dollars dans des entreprises spécialisées dans l'impression 3D au cours des prochaines années.

Pour Bertier Luyt, le Consumer Electronics Show, le salon international de l'électronique grand public à Las Vegas (du 6 au 9 janvier), devrait être un gros catalyseur. «Des machines à 300 dollars seront présentées, c'est à ce prix que le grand public pourra les acheter», pronostique-t-il.

En Allemagne, où de plus en plus d'imprimantes 3D sont disponibles dans les magasins de photocopies, près de 20% de la population s'imagine déjà volontiers utiliser une imprimante 3D pour fabriquer des objets, selon un sondage de la Fédération de la high-tech datant de fin 2013.

Pour Wolfgang Dorst, un responsable de la Fédération, il y a dès cette année des imprimantes 3D sous les sapins de Noël allemands. «Ce n'est pas le souhait de tout le monde, mais les gens qui s'y intéressent se demandent vraiment aujourd'hui s'ils vont en acheter une ou pas, et ils connaissent au moins quelqu'un qui en possède une ou un endroit où ils peuvent imprimer», ajoute-t-il, tout en reconnaissant que le public est «spécialisé».

En Italie, où le marché paraît également très prometteur, les imprimantes 3D ont fait leur apparition dans les écoles. Selon le gérant d'un magasin d'imprimantes 3D près de Milan, il faudra cependant «attendre Noël prochain pour avoir un effet à grande échelle car le marché (local, NDLR) est encore jeune».




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