L'automatisation est le «Voldemort» du monde du travail

Voitures sans chauffeur, drones effectuant des livraisons, assistants... (PHOTO ERNESTO BENAVIDES, ARCHIVES AFP)

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Voitures sans chauffeur, drones effectuant des livraisons, assistants personnels sur téléphone intelligent devraient fortement se développer d'ici 2025, selon les experts.

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Rob Lever
Agence France-Presse
WASHINGTON

Robots et appareils électroniques intelligents gagnent toujours plus de terrain dans la société, en particulier dans le monde du travail où l'automatisation est considérée comme «Voldemort», le méchant de la saga Harry Potter dont personne n'ose prononcer le nom.

Selon une étude réalisée par le centre américain de recherche Pew, 48% des 1900 experts interrogés entre novembre 2013 et janvier 2014 estiment que l'essor de l'automatisation va détruire des emplois et augmenter les inégalités de revenus.

«L'automatisation, c'est Voldemort: la puissance terrifiante dont personne ne souhaite prononcer le nom», a commenté Jerry Michalski, fondateur du groupe de réflexion Relationship Economy Expedition qui réunit des patrons.

Pour Lee Rainie, directeur du projet internet de Pew, la conquête de la robotique et de l'intelligence artificielle va nécessiter «une transformation du travail, en particulier dans le domaine du transport, de la restauration rapide et de la médecine».

Avec pour conséquence, selon lui, «un rétrécissement de la classe moyenne et une explosion du nombre de chômeurs» mais cette évolution vers davantage de robotisation peut se faire «de manière plus efficace et plus productive».

Voitures sans chauffeur, drones effectuant des livraisons, assistants personnels sur téléphone intelligent ou encore journalisme par algorithmes devraient fortement se développer d'ici 2025, ont anticipé les experts.

Certains les voient aussi bientôt réaliser des tâches routinières complexes, pour l'instant encore entre les mains d'artisans, de comptables, d'avocats ou d'ouvriers.

Mais pour la majorité des experts (52%), ces équipements technologiques vont effectuer des tâches indésirables et entraîner l'apparition de nouveaux emplois pour les travailleurs humains. Car il faudra notamment créer et entretenir ces appareils.

«Historiquement, la technologie a créé davantage d'emplois qu'elle n'en a détruit et il n'y a pas de raison de penser autrement dans ce cas-là», a relevé Vint Cerf, l'un des pères fondateurs d'internet et actuellement vice-président de Google.

La «question cruciale» en 2025 sera de savoir «à quoi servent des gens dans un monde qui n'a pas besoin de leur main-d'oeuvre, et où seulement une minorité de personnes est nécessaire pour diriger une économie basée sur les robots», a relevé Stowe Boyd, chercheur chez GigaOM Research.




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