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Voyager... nourri, logé

Wwoofing : dans les fermes des Maritimes

L'année où Michel Richard a décidé de partir travailler sur une ferme, l'hiver fut long. Pendant la période de Noël, cette année-là, on avait connu des records de froid, et dans les Maritimes, sa destination, la neige avait été très abondante. Mais l'homme avait longuement mûri sa décision. Après une carrière en marketing et au bout d'une vie somme toute urbaine, neige, pas neige, Michel voulait changer le cours des choses.

L'année où Michel Richard a décidé de partir... (Crédit photo : Collection personnelle Michel Richard) - image 1.0

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Crédit photo : Collection personnelle Michel Richard

« Vers 50 ans, j'ai décidé que la seconde partie de ma vie allait se dérouler différemment. Je n'ai jamais envisagé une retraite à ne rien faire. Ma décision? Acheter une ferme. »

Tous ceux qui connaissent Michel savent que l'homme n'est pas du genre à lancer des pavés dans la mare sans donner suite. Au terme d'une carrière fructueuse où jamais un dossier n'avait été laissé au hasard, Michel n'allait pas bêtement se jeter tête baissée dans une aventure sans lendemain. L'homme d'affaires et designer de formation a, cet hiver-là, dégagé le temps nécessaire pour partir à la conquête d'un travail à la ferme. Son but : en apprendre le plus possible sur son prochain métier. Et                                                               peut-être, qui sait, dénicher la fermette de ses rêves.

« Il est certain que l'idée de travailler sur une ferme rejoint mes valeurs profondes, affirme le professionnel de la mise en marché. J'ai un lien affectif avec l'idée d'avoir une ferme. » Mais, lien affectif ou pas, il fallait bien se rendre à l'évidence : Michel n'avait pas une seconde d'expérience... et il fallait vite en acquérir!

L'année où Michel... (Crédit photo : Collection personnelle Michel Richard) - image 2.0

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Crédit photo : Collection personnelle Michel Richard

« J'avais entendu parler du wwoofing par ma nièce, qui était allée en faire dans les Maritimes. Sa démarche a nourri mes premières ambitions. À mes yeux, apprendre en voyageant semblait une manière très agréable d'entreprendre mon projet. »

L'acronyme, désignant un mouvement qui a pris naissance il y a plus de 40 ans, référait initialement à « working weekends on organic farms ». L'idée était de permettre aux citadins de vivre un week-end à la ferme, en aidant aux travaux en échange d'un toit et d'une pitance. Le mouvement, qui a pris une ampleur internationale, conserve aujourd'hui le même acronyme, mais se décrit désormais comme « World-Wide Opportunities on                                                                       Organic Farms ».

Pour Michel, l'idée de partir en voiture, de rester au pays - pas trop loin de sa famille -  et d'en apprendre davantage sur son futur métier semblait une combinaison parfaite. Il aurait pu rester au Québec, mais il a eu cet appel qui lui vient sans doute de ses racines : son grand-père paternel était natif de Caraquet. « Et puis, note-t-il avec un sourire en coin, ici, on est au bord de la mer... »

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Crédit photo : Collection personnelle Michel Richard

Il a donc pris la direction de la baie de Fundy et s'est retrouvé, en premier lieu, chez un apiculteur, au sud de Moncton, au Nouveau-Brunswick. Il a ensuite filé à Port Williams, un peu au nord d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, à la ferme maraîchère TapRoot, qui produit également du lin biologique.

En tout, Michel Richard a travaillé de ferme en ferme pendant cinq mois. Les séjours pouvaient aller d'une à quatre semaines, selon les besoins. « Le travail diffère énormément d'une ferme à l'autre, note l'apprenti fermier. Il m'est arrivé de vivre certaines expériences où j'ai appris beaucoup en agriculture, mais à d'autres occasions, j'ai fait de la peinture, et j'ai réparé des clôtures... Je sais que ce travail existe aussi, sur une ferme. Mais il importe de clarifier la nature des tâches à effectuer avant de s'engager, question d'éviter les mauvaises surprises. »

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Crédit photo : Collection personnelle Michel Richard

Michel affirme qu'au-delà des apprentissages techniques, ce qui demeure marquant, c'est la qualité des échanges. « Pendant plusieurs mois, note-t-il, on rencontre un nombre incalculable de personnes de tous horizons. Il est faux de croire que le wwoofing n'est ouvert qu'à des milléniaux en quête de découverte du monde. J'ai fait la connaissance de gens passionnés, socialement engagés, profondément cultivés, des gens qui ont voyagé, qui ont vu la planète, et qui ont choisi l'agriculture biologique avec la conviction de changer le monde! »

En savoir plus sur le wwoofing

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