Seuls 15% des 25 000 bénévoles parlent le français

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Une équipe de bénévoles dirige le trafic dans le village des athlètes.

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(Vancouver) «Vous êtes tellement sensuels quand vous êtes mouillés. You are so sensual when you are wet», lance à la foule le chanteur de Mes Aïeux, Stéphane Archambault, entre deux chansons à la pluie battante.

C'était samedi soir sur la scène de la place de la Francophonie dans l'île de Granville. Sans aucun doute l'endroit le plus bilingue des Jeux olympiques de Vancouver.

Le chanteur québécois s'amusait à faire de la traduction simultanée devant une foule de plusieurs centaines de spectateurs. Bien peu de bénévoles aux Jeux olympiques de Vancouver peuvent en faire autant. Seulement 15% des 25 000 bénévoles parlent l'anglais et le français.

La Presse a demandé son chemin en français à trois bénévoles, deux employés du Sky Train (le nouveau métro en surface de la ville) et deux policiers croisés sur sa route entre la station Waterfront et l'île de Granville. Les explications dans le métro sont en anglais seulement. Une seule personne parlait français. C'était une employée de Bombardier, originaire de Valleyfield, qui vit en Colombie-Britannique depuis 20 ans. Postée à la station du tramway conçu par Bombardier, Guylaine me dit de «suivre la musique» pour trouver la place de la Francophonie.

Si la langue de Molière a été la grande négligée de la cérémonie d'ouverture, beaucoup de manifestations culturelles ont lieu en français ces jours-ci dans le cadre de l'Olympiade culturelle (aussi organisée par le comité des Jeux olympiques de Vancouver), a relevé le commissaire aux langues officielles du Canada, Graham Fraser.

Chaque soir, il y au moins un spectacle d'artistes québécois quelque part en ville. À la place de la Francophonie, où se produiront entre autres Éric Lapointe et les Cowboys Fringants, les spectacles sont gratuits.

«Il n'y a jamais rien de gratuit à Vancouver, alors on en profite», me dit Caroline, une graphiste venue voir Mes Aïeux avec cinq autres de ses amis âgés dans la vingtaine. Ces Québécois qui travaillent dans l'Ouest ont été déçus par le peu de français - et d'originalité - de la cérémonie d'ouverture. «Peut-être qu'ils ont gardé les meilleurs artistes québécois pour la cérémonie de fermeture», ajoute Esther, enseignante d'immersion française. Ils sont plusieurs francophones comme Esther à le souhaiter.




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