Roger Federer accède à la finale de la Coupe Rogers

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Roger Federer a battu Robin Haase en deux manches.

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Montréal

Roger Federer aura l'occasion, dimanche, de bonifier un palmarès déjà très riche en exploits de tous genres. Dans un premier temps, il pourra ajouter la ville de Montréal à son tableau de chasse. Il visera aussi un sixième titre en 2017, à son huitième tournoi, un an après avoir craint pour sa carrière. Enfin, il sera à la recherche d'un 94e triomphe à vie, ce qui lui permettrait de rejoindre le Tchèque Ivan Lendl au deuxième rang dans l'histoire du tennis masculin.

Federer peut rêver à tous ces scénarios grâce à une victoire de 6-3, 7-6 (5) contre le Néerlandais Robin Haase en demi-finale du simple masculin de la Coupe Rogers, samedi après-midi sur le court central du Stade Uniprix.

À la suite de ce match, qui s'est joué sous un beau ciel bleu, Federer a été appelé à parler davantage de sa carrière et de la dernière année que de son duel contre Haase.

«J'ai atteint des niveaux que je n'ai jamais pensé que j'allais atteindre. Lendl, c'était une des grandes légendes dans le tennis. Il a des records incroyables, surtout en constance. D'être aussi près de l'égaliser, c'est forcément très «cool'.»

En revenant sur ses premières années comme tennisman, Federer a noté que ses ambitions avaient toujours été relativement modestes.

«Tout est très fragile. Tu ne sais jamais si tu vas être dans le top-100, puis dans le top-10. On commence de très loin avec beaucoup d'incertitude. Ce n'est pas à ce moment que tu te dis que tu vas récolter ton 94e titre. Si tu dis ça à quelqu'un, surtout en Suisse, les gens vont dire, «le mec, il est un peu perdu'.»

Federer est bien placé pour parler de fragilité lui qui, il y a un an, ne savait plus ce qui l'attendait sur le plan sportif. Mais son triomphe aux Internationaux d'Australie, contre Rafael Nadal, l'a rassuré.

«Au niveau de la planification, ç'a enlevé la pression de devoir chasser un meilleur classement parmi les têtes de série, comme pour Wimbledon. L'idée, au départ, c'était d'être dans le top-8 pour la lancée de la phase finale de la saison. J'ai commencé au 17e rang en Australie, et si je perds tôt, je retombe en dehors du top-30. De battre «Rafa» en finale, ça m'a juste donné beaucoup de sécurité en sachant que tout ce que j'ai fait pendant l'entre-saison avait fonctionné.»

Impeccable au service

Après des creux de vague à son service plus tôt en semaine, Federer a connu sa meilleure sortie de la semaine à ce chapitre samedi. Il n'a échappé que neuf points, dont quatre lors du troisième jeu de la première manche, qu'il a perdu à la suite d'une erreur provoquée.

Après un lent départ, Haase a été plus coriace en deuxième manche, lors de laquelle il a inscrit huit de ses neuf as, incluant deux de suite pour boucler le 11e jeu en sa faveur.

Au bris d'égalité, qui a procuré quelques-uns des meilleurs moments du match, Federer s'est bâti des avances de 3-0 et 4-1 avant de résister à la tentative de remontée de son rival.

Le duel s'est conclu après 1 h 14 d'action, lorsque Haase a expédié un coup droit loin au-delà de la ligne de fond.

«Je n'ai pas lâché avant la fin, a analysé Haase. J'ai créé des chances au bris d'égalité. C'était serré. Roger a fait une erreur et malheureusement, j'en ai aussi fait deux ou trois. Si j'avais fait un ou deux points de plus, les choses auraient pu devenir plus intéressantes.»

Federer en sera à sa deuxième participation à une finale de la Coupe Rogers à Montréal. En 2007, il s'était incliné face au Serbe Novak Djokovic.

Dimanche, il affrontera un jeune loup, l'Allemand Alexander Zverev. Et la perspective de croiser le fer avec Zverev ou le Canadien Denis Shapovalov semblait lui plaire beaucoup.

«Déjà, de les affronter, c'est vraiment «cool» et sympa. C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles je suis encore sur le circuit. C'est ce que j'ai vraiment beaucoup apprécié à la fin de la carrière de joueurs comme (Andre) Agassi. Ça m'a permis de jouer 13 ou 16 fois contre Andre. Heureusement, il n'a pas pris sa retraite à 27 ans, autrement, je ne l'aurais jamais affronté. En restant sur le court, ça me permet de faire ça. Peut-être que c'est «cool» pour eux aussi. Je l'espère.»

Double: finalistes connus

Plus tôt en journée, Rohan Bopanna, de l'Inde, et Ivan Dodig, de la Croatie, ont atteint la finale du double grâce à une victoire de 4-6, 7-6 (8), 11-9 contre le Sud-Africain Raven Klaasen et l'Américain Rajeev Ram.

Au bris d'égalité de la deuxième manche, Bopanna et Dodig, septièmes têtes de série, ont dû sauver deux balles de match face au duo classé sixième, après avoir bénéficié de quatre balles de set.

En finale, dimanche, ils affronteront le tandem composé des Français Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut, cinquièmes têtes de série, qui ont défait, en début de soirée, l'Autrichien Oliver Marach et le Croate Mate Pavic, classés huitièmes, 7-5, 6-3.

L'affrontement a dû être transféré sur le court Banque nationale à la suite d'une interruption du jeu pendant environ une heure à cause de la pluie, afin de ne pas retarder le début de la demi-finale entre Shapovalov et Zverev sur le court central.

Le match ultime du double est prévu pour 13 h, sur le court central, suivi de la finale du simple à compter de 16 h.




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