• Accueil > 
  • Sports > 
  • Tennis 
  • > Roger Federer a besoin de trois manches pour battre David Ferrer 
Dernière heure

Roger Federer a besoin de trois manches pour battre David Ferrer

Roger Federer est revenu de l'arrière pour battre... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

Agrandir

Roger Federer est revenu de l'arrière pour battre David Ferrer.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Lamarche
La Presse Canadienne

Le parcours de Roger Federer vers un premier titre à vie à Montréal est parsemé d'embûches espagnoles. Il a pris soin de la première jeudi après-midi sur le court central du Stade Uniprix. Mais ce ne fut pas facile, contre un adversaire qu'il a dominé et parfois malmené tout au long de sa carrière.

L'illustre tennisman suisse a mérité sa place en quarts de finale du volet masculin de la Coupe Rogers à la suite d'un triomphe en trois manches de 4-6, 6-4 et 6-2 contre David Ferrer.

Erratique par moments, surtout en première moitié de l'affrontement, Federer est néanmoins parvenu à arracher une 17e victoire en autant de duels contre Ferrer, une série de succès qui s'est amorcée en 2003 et qui s'étirait jusqu'au tournoi de Cincinnati, en 2014.

Selon les données que possède l'ATP, la seule dominance semblable au tennis masculin appartient au Tchèque Ivan Lendl, qui a battu l'Américain Tim Mayotte 17 fois en autant de rendez-vous entre 1980 et 1990.

Mais aussi impressionnante se veut cette statistique, Federer ne s'en est nullement glorifié après le match. En fait, il s'est montré empathique à l'endroit d'un joueur qu'il dit tenir en haute estime.

«À un moment donné, il y avait plein de matchs serrés, qui sont toujours partis de mon côté. Ça devient mental pour lui, et moi j'ai la confiance. (...) Le 17-0, c'est un peu ridicule parce que c'est tellement un bon joueur, David. J'ai énormément de respect pour lui comme personne, il est vraiment très sympa. En plus c'est un énorme guerrier sur le terrain.»

Lent départ

Lors des quatre premiers jeux du set initial, on avait l'impression que Ferrer était celui qui présentait une fiche immaculée contre Federer plutôt que l'inverse.

À ses deux premières sorties au service, Ferrer n'a alloué qu'un point, pendant qu'il se donnait sept chances de bris lors des deux premières tentatives de Federer. La septième s'est avérée la bonne, quand Federer a envoyé dans le filet une balle que l'Espagnol lui avait retournée à ses pieds, sur la ligne de fond.

Dès lors, Federer, qui a réussi 12 as, a commencé à mieux servir et à menacer le service de son rival. Il a ramené le match à service égal lors du neuvième jeu avant de voir Ferrer lui ravir la première manche à la suite de trois erreurs d'affilée de la deuxième tête de série lors du jeu subséquent.

Federer a amorcé la deuxième manche avec un bris, mais a perdu cet avantage au quatrième jeu à la suite d'une double faute - sa quatrième à ce point de l'affrontement. Aidé par un brillant retour de service, Federer a récupéré ce bris au cinquième jeu et est parvenu à le protéger pour clore le set après 35 minutes, grâce à un superbe coup droit en parallèle.

Tout comme lors de la deuxième manche, Federer a brisé d'entrée de jeu au troisième set et a su résister aux vaillantes attaques du coriace espagnol pour prolonger sa séquence de succès contre Ferrer, au bout d'une heure 56 minutes d'efforts.

«J'ai commencé à mieux jouer à la fin du premier (set), a analysé Federer. Il menait 5-2, je suis revenu à 5-4, j'avais deux balles de jeu pour faire 5 partout et ça m'a déjà montré que ça allait mieux. J'ai tout de suite brisé au début du 2e. C'était une bonne phase. Mais il y a quand même eu de la frustration parce qu'il a brisé à son tour. Au début du 3e, il a fait un mauvais jeu pour me donner le bris qui, pour finir, lui coûte le match. Il m'a certainement un peu aidé à la fin.»

Bautista Agut bat Monfils

En quarts de finale vendredi après-midi, Federer livrera bataille à un autre Espagnol, Roberto Bautista Agut, qui a vaincu le Français Gaël Monfils 4-6, 7-6 (5), 7-6 (2) au terme d'un duel acharné de 2 heures 56 minutes, le plus long à ce jour depuis le début du tournoi.

Moins de 24 heures après avoir eu besoin de 2 h 41 minutes, en plein soleil, pour éliminer le Japonais Kei Nishikori, Monfils semblait pourtant se diriger vers une victoire hâtive face à la 12e tête de série.

Mais à compter du milieu de la deuxième manche, Monfils a ouvert la porte à Bautista Agut au point de provoquer un bris d'égalité que ce dernier a remporté grâce à une belle volée en croisé, du coup droit.

Tout ce temps passé sur le terrain est venu rattraper le Français de 30 ans lors du bris d'égalité décisif. Plusieurs fois plié en deux, Monfils, qui avait laissé filer une balle de match au 12e jeu de la troisième manche, a concédé les quatre premiers points du bris et n'a jamais pu se relever.

Dans d'autres matchs du programme de l'après-midi, l'Argentin Diego Schwartzman s'est relevé d'une première manche affreuse pour renverser l'Américain Jared Donaldson 0-6, 7-5 et 7-5, en 2 h 08 minutes. Vendredi, il croisera le fer avec le Néerlandais Robin Haase, qui a surpris le Bulgare Grigor Dimitrov, 7e tête de série, en trois manches de 7-6 (3), 4-6 et 6-1.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer