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US Open: Djokovic et Federer éliminés, Cilic et Nishikori en finale

Marin Cilic... (Photo Mike Segar, Reuters)

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Marin Cilic

Photo Mike Segar, Reuters

Jérôme RASETTI
Agence France-Presse
NEW YORK

Marin Cilic et Kei Nishikori ont bouleversé l'ordre établi et empêché la tenue de la finale rêvée des Internationaux des États-Unis en battant respectivement Roger Federer et Novak Djokovic en demi-finales samedi.

 Kei Nishikori ... (Photo Timothy Clary, AFP) - image 1.0

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Kei Nishikori

Photo Timothy Clary, AFP

Les Internationaux des États-Unis 2014 ont accouché de la finale la plus improbable de son histoire, voire de l'histoire de l'ère des Internationaux des États-Unis!

Cilic, impeccable de bout en bout pour la deuxième demi-finale de sa carrière à ce niveau, a surclassé Federer en trois manches 6-3, 6-4, 6-4.

Plus tôt, Nishikori qui disputait sa première demi-finale d'un Grand Chelem, avait foudroyé Djokovic 6-4, 1-6, 7-6 (7/4), 6-3. Il est le premier Asiatique en finale d'un Majeur.

Lundi, la finale se disputera sans aucun joueur du «Big 4» (Federer, Djokovic, Murray, Nadal) pour la première fois depuis les Internationaux d'Australie 2005 (Safin contre Hewitt). Elle couronnera un joueur inattendu qui ouvrira son palmarès en Grand Chelem.

«C'est un jour incroyable, j'ai réussi le meilleur match de toute ma arrière», a résumé Cilic après son exécution du «roi Federer» avec 13 aces et 43 coups gagnants.

Jamais le Suisse, tête de série N.2 du dernier tournoi majeur de l'année, n'a paru en mesure d'inquiéter le Croate qui pointe au 16e rang mondial.

Federer est tombé de très haut: il avait abordé les Internationaux des États-Unis après avoir disputé quatre finales de suite et remporté notamment le Masters 1000 de Cincinnati, son premier titre dans un tournoi de ce calibre depuis deux ans.

Mais l'ancien N.1 mondial avait déjà connu des difficultés pour venir à bout du Français Gaël Monfils en quart de finale 4-6, 3-6, 6-4, 7-5, 6-2.

Plus tôt, Nishikori avait créé une première sensation avec sa nette victoire face à «Djoko» qui avait disputé les quatre dernières finales des Internationaux des États-Unis.

Nishikori opéré début août

Le Japonais, 24 ans, avait disputé lors des deux tours précédents des marathons de plus de quatre heures.

Mais il n'a pas semblé affecté ni par la fatigue ni par la lourde chaleur (35°C, 70% d'humidité) qui s'est abattue à nouveau sur Flushing Meadows.

À l'inverse, Djokovic, vainqueur à Wimbledon en juillet et qui avait disputé les quatre dernières finales deas Internationaux des États-Unis, a paru beaucoup moins tranchant que lors des tours précédents.

Il a notamment commis un nombre inhabituellement élevé de fautes directes (35) et n'a pas pu s'appuyer suffisamment sur son service.

«Je n'étais pas vraiment moi sur le court. Ce ne sont pas les conditions ou autre chose, je n'ai simplement pas joué à mon niveau», a regretté «Djoko».

«J'ai joué du mieux que j'ai pu, mais ce n'était pas suffisant», a-t-il poursuivi.

«J'ai toujours été prêt à affronter ce genre de joueurs. Surtout cette année où j'ai très bien joué. J'ai disputé la finale d'un Masters 1000 (Madrid, NDLR) et j'ai déjà battu des joueurs de ce calibre», a déclaré Nishikori.

Michael Chang, l'un de ses entraîneurs, a rappelé que son joueur, incertain, n'avait pas abordé Flushing Meadows dans les meilleures conditions.

«Sa préparation pour ce tournoi n'a pas été celle qu'on souhaitait», a expliqué Chang en référence à une opération pour enlever un kyste au pied droit qui l'a privé de compétition pendant trois semaines.

«Le bon côté (de cette opération) est qu'il a eu beaucoup de temps pour souffler. Après trois semaines sans compétition où il a suivi de loin ce qui se passait à Toronto et Cincinnati, il est frais, il a faim, il est motivé», a conclu Chang.

 Novak Djokovic ... (Photo Stan Honda, AFP) - image 3.0

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Novak Djokovic

Photo Stan Honda, AFP

Djokovic: «Je n'étais pas moi-même»

Le N.1 mondial Novak Djokovic a refusé d'invoquer la chaleur pour justifier sa défaite face à Kei Nishikori: «Je n'étais pas moi-même», a-t-il regretté lors d'un point-presse express.

La chaleur et l'humidité vous ont-elles perturbé?

«Les conditions étaient les mêmes pour les deux joueurs, elles n'étaient pas faciles, mais Kei avait passé plus de temps sur le court que moi. Ce n'est pas une excuse. Je le savais capable de jouer un nouveau un match en cinq sets, parce qu'il n'a pas joué beaucoup avant ce tournoi, il a fait une grosse coupure et il s'est préparé spécifiquement pour les Internationaux des États-Unis. Il a produit du grand tennis, c'était le meilleur joueur sur le court aujourd'hui. C'est devenu un jouer très complet, il est très rapide, il renvoie beaucoup de balles et utilise la moindre balle trop courte pour attaquer. A la fin du match, on a bien vu que nous ne bougions plus autant qu'au début, mais je ne veux pas me servir des conditions comme une excuse. Mon tennis n'était simplement pas en place».

Comment expliquez-vous cette nette défaite?

«A part au deuxième set, je n'ai pas joué au niveau que j'espérais, j'ai fait trop d'erreurs directes, je n'avais pas la bonne longueur de balle, je n'étais pas moi-même. Je n'arrivais pas à bien frapper la balle, il a profité de mes erreurs et moi pas des siennes».

Quel bilan tirez-vous de cette année 2014?

«L'année n'est pas terminée, je pense que j'aurais pu aller plus loin ici, je suis donc déçu, mais c'est le sport, il faut féliciter le vainqueur du jour, passer à autre chose et espérer finir la saison comme je l'ai fait l'an dernier».

Roger Federer... (Photo Stan Honda, AFP) - image 4.0

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Roger Federer

Photo Stan Honda, AFP

Federer: «Je ne suis pas très loin»

«Je ne suis pas très loin» d'un nouveau succès en Grand Chelem, a assuré Roger Federer malgré sa lourde défaite. «On oublie très rapidement une telle défaite», a insisté l'ancien N.1 mondial, déçu mais pas abattu, en conférence de presse.

Comme expliquez-vous cette défaite sans appel ?

«C'est assez simple, Marin a joué formidablement bien. Pour ma part, je n'étais sans doute pas dans mon meilleur jour. Mais je me sentais bien physiquement. Je pense simplement que si j'avais pu rester plus longtemps à son niveau au premier set, il y avait moyen de faire un vrai match. Mais dès lors qu'il a commencé à mener, il a joué sans peur, avec plein de confiance. Il a servi superbement et moi je n'ai pas très bien retourné, je n'ai pas réussi à le faire douter. Il faut lui rendre hommage: il a tout bien fait, pas seulement en service, il a été magistral du fond de court aussi».

Êtes-vous surpris de voir une finale Cilic-Nishikori, plutôt qu'une finale Federer-Djokovic comme attendue?

«C'est excitant pour le tennis de voir de nouveaux visages de temps en temps, même si les gens aiment aussi revoir les grands noms qu'ils connaissent déjà. Mais c'est rafraîchissant et un grand événement pour la Croatie et le Japon. Ces deux gars le méritent, ils ne sont pas là par hasard. Je dois avouer que je suis davantage surpris pour Cilic parce qu'il est plus âgé. Il est sur le circuit depuis plus longtemps. Mais il s'est montré capable de modifier son jeu ces dernières années, il est plus constant au service aussi, alors qu'avant il servait bien un set puis moins bien pendant le suivant. Quant à Kei, quand je l'ai affronté pour la première fois lorsqu'il avait 17 ans, je me disais qu'il avait un incroyable talent. Je n'étais pas sûr qu'il pourrait aller au bout d'un tournoi comme ça au meilleur de cinq sets, mais il m'a battu deux fois dans le passé, ainsi que d'autres parmi les meilleurs, et il était bien parti pour "détruire" Rafa (Nadal) en finale à Madrid cette année».

Que vous manque-t-il pour renouer avec le succès en Grand Chelem qui vous fuit depuis Wimbledon 2012?

«Mais il ne me manque pas quelque chose. Je ne suis pas très loin, je pensais vraiment gagner ce tournoi, je me sens bien physiquement et mentalement, c'était juste son jour, mais pour moi cela continue. Je suis bien sûr déçu compte tenu du niveau de jeu élevé que j'ai atteint cette saison, et en particulier ici durant ce tournoi. Je sentais vraiment que je pouvais gagner le tournoi. Mais on oublie très rapidement une telle défaite, les conditions étaient rapides, il a bien servi, je n'ai pas assez bien joué, c'est tout. Je pense pouvoir passer rapidement à autre chose».




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