Un duel historique

Milos Raonic... (PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, REUTERS)

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Milos Raonic

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Milos Raonic est arrivé en pleine léthargie à la Coupe Rogers. Vasek Pospisil, comme un jeune joueur qui vient de percer le top 100, mais qui n'a encore rien prouvé contre l'élite mondiale. Au terme de la semaine la plus folle de l'histoire du tennis canadien, ils s'affronteront dans la première demi-finale toute canadienne du tournoi depuis l'ère open.

«C'est une semaine de rêve. Si on m'avait dit il y a une semaine que je serais en demi-finale de la Coupe Rogers, j'aurais pensé que cette personne avait perdu la tête», dit Vasek Pospisil, 71e au monde. «Ce match sera un grand moment pour le tennis canadien, mais c'est aussi un autre match de tennis [pour nous]", dit Milos Raonic, considéré comme le favori de ce duel canadien en raison de son 13e rang mondial.

Adversaires et partenaires

Les deux meilleurs au pays, tous deux nés en 1990, ont eu un destin tennistique fort différent. Chez les juniors, Vasek Pospisil était supérieur à celui qui deviendra le visage du tennis canadien. «Vasek m'avait battu à notre premier match aux championnats canadiens 14 ans, et il gagnait la plupart sinon tous nos matchs chez les juniors», dit Milos Raonic.

Tous deux recrutés par l'entraîneur Louis Borfiga au Centre national d'entraînement à Montréal, Pospisil et Raonic s'entraînaient ensemble tous les jours. À leur dernière année junior, Pospisil (24e au monde) était mieux classé que Raonic (35e au monde). Ils jouaient souvent en double ensemble. Puis, Raonic a connu des débuts sensationnels chez les pros, atteignant le top 30 à 20 ans tandis que Pospisil ne réussissait pas à percer le top 200. Pospisil a tout de même eu le temps de battre Raonic trois fois sur quatre chez les pros avant que ce dernier ne devienne l'un des meilleurs joueurs de tennis de sa génération.

À 23 ans, l'athlète de la Colombie-Britannique a finalement connu son heure de gloire cette semaine à la Coupe Rogers, s'offrant John Isner (20e au monde) puis Tomas Berdych (6e). En quart de finale hier, Pospisil a eu son match le plus facile du tournoi: son adversaire Nikolay Davydenko, 47e au monde, a abandonné après être mené 0-3, prétextant une bronchite. «J'avais la sensation d'être malade depuis lundi, je voulais juste savoir comment il [Pospisil] allait jouer», s'est justifié Davydenko, classé troisième au monde en 2006.

Disputant un neuvième match en onze jours, Pospisil ne s'est pas plaint de la tournure des événements. «Ce n'est pas comme ça qu'on a envie de gagner un match, mais c'est parfait pour me donner un peu de repos, dit-il. Même pendant ces trois jeux, j'étais essoufflé, j'avais mal aux jambes, je me sentais un peu fatigué.»

Tandis que Vasek Pospisil a pu souffler un peu, Milos Raonic a dû trimer dur pour atteindre le carré d'as. Opposé au Letton Ernests Gulbis, 38e au monde et tombeur d'Andy Murray la veille, l'Ontarien de 22 ans a prévalu en trois manches de 7-6 (3), 4-6 et 6-4. «Il est très dangereux quand il gagne quelques matchs consécutifs, donc je savais que ce serait difficile. Il ne faisait pas beaucoup d'erreurs» dit Raonic, qui fera son entrée dans le top 10 mondial s'il atteint la finale de la Coupe Rogers. Gagne ou perd aujourd'hui, Pospisil est déjà assuré de faire partie du top 40 et de rejoindre l'élite mondiale la semaine prochaine au tableau principal du Masters de Cincinnati.

Gulbis critique la foule

Hué à plusieurs reprises au cours de son match l'opposant au favori local Milos Raonic, Ernests Gulbis en avait long à dire sur la foule du stade Uniprix. «Ils ont l'habitude de huer au hockey, dit-il. Honnêtement, je ne comprends pas pourquoi ils ont besoin d'applaudir une double faute. C'est stupide. Attention, je ne traite pas des milliers de personnes d'imbéciles, mais je ne comprends pas. C'est comme un match de Coupe Davis à chaque fois. C'est pour cette raison qu'à l'exception de Milos, les joueurs canadiens jouent très bien au Canada et ne jouent pas bien ailleurs.» La foule du stade Uniprix est-elle plus chauvine qu'ailleurs sur le circuit de l'ATP?

«En France, le public est difficile, mais il l'est tout le temps, peu importe le pointage, dit Ernests Gulbis, qui a brisé sa raquette après avoir perdu la première manche. Ici, quand vous êtes sur le point de faire votre deuxième service sur une balle de bris, il y a toujours un spectateur qui se met à crier.» Roanic pense que son adversaire exagère un peu. «Je ne pense que les gens étaient négatifs à son endroit, dit le Canadien. Peut-être un peu à la fin quand il y a eu de la controverse, mais c'est tout.»

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