Simon Kean sera la tête d'affiche d'un gala le 17 juin

Simon Kean affrontera l'Argentin Rogelio Omar Rossi le 17 juin,... (Archives La Presse)

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Simon Kean affrontera l'Argentin Rogelio Omar Rossi le 17 juin, à l'Olympia de Montréal.

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Après 18 mois chez les professionnels, Simon Kean aura finalement la chance de mettre la main sur une première ceinture.

C'est ce que lui a annoncé Camille Estephan lundi matin, au moment de dévoiler la carte du gala que présentera Eye of the Tiger management le 17 juin prochain, à l'Olympia. Kean, pour la première fois, sera la tête d'affiche d'un gala présenté à Montréal.

«C'est un beau cadeau, a noté le Trifluvien. Ça fera bientôt un an et demi que je boxe chez les professionnels; j'avais vraiment hâte à ce moment.»

Cette ceinture sera identifiée dans quelques jours: l'organisme de sanction n'était pas prêt à confirmer l'entente à Estephan. Pour l'occasion, Kean (9-0, 8 K.-O.) se frottera à l'Argentin Rogelio Omar Rossi (19-5-1, 12 K.-O.).

«Je pensais déjà en avoir une, mais il y a plein de décisions d'affaires dans la boxe qui font en sorte que parfois, il faut patienter plus longtemps, a-t-il expliqué. Tu peux obtenir une offre pour une ceinture à ton troisième combat, ou attendre beaucoup plus longtemps.»

Mais n'allez pas croire qu'il en veuille à son promoteur de l'avoir fait «patienter» neuf combats. Kean vise les sommets de la division et il a d'ailleurs grandement apprécié le combat opposant Anthony Joshua à Wladimir Klitschko ce week-end. Il croit que dans quelques combats, il serait en mesure de tenir tête à un boxeur de la trempe du champion britannique Anthony Joshua.

«Je ne pourrais pas me mesurer à lui maintenant, mais bientôt. Joshua a gagné une médaille d'or olympique chez lui, il attire 90 000 personnes à Wembley, des commanditaires... Ils ont les moyens d'investir à fond en lui. Ils peuvent se permettre d'investir un millions de dollars avant de faire de l'argent. De mon côté, ça ne fait qu'un an et demi que je me consacre à temps plein à la boxe. Maintenant, j'ai tout ce qu'il faut et on va s'entourer.

«Je n'ai pas tant d'expérience que cela chez les amateurs, poursuit-il. Je suis allé aux Jeux olympiques alors que j'étais blessé et que je n'avais pas beaucoup boxé sur la scène internationale. Là, je vais compter sur des partenaires d'entraînement de premier ordre. Je vais faire beaucoup de volume. C'est là que je vais encore m'améliorer davantage. Je ne pense pas être si loin que ça (du niveau) de Joshua.

«Ce qui m'a le plus impressionné chez lui, c'est sa condition physique plus que sa technique. Et je me considère un bon athlète. Dans deux ou trois ans, je me verrais l'affronter.»

Retour de Butler

Steven Butler (18-1-1, 15 K.-O.) remontera également sur le ring pour la première fois depuis son revers subi par mise hors de combat au septième round de son duel face à l'Ontarien Brandon Cook, en janvier dernier. Estephan et Butler sont d'ailleurs revenus sur cette première défaite en carrière du Montréalais.

«Nous avons tous beaucoup appris dans ce combat», a d'abord indiqué le promoteur, qui a plus tard tracé un parallèle avec David Lemieux, qui avait également subi une première défaite à peu près au même stade de sa carrière.

«Que ce soit dans le cas de David ou de Steven, je n'ai jamais eu de doute. Je suis certain qu'à la fin de sa carrière, Steven Butler sera reconnu comme une légende. Il a ce talent brut et la volonté qu'il faut. Et il a appris. (...) Le but, ce n'est pas de regarder la prochaine étape, mais la destination, le but ultime. Parfois, il peut y avoir un trou dans la rue. Ça ne veut pas dire que la rue n'est pas bonne. Il faut juste éviter le trou la prochaine fois.»

«David a communiqué avec moi après mon combat. Il m'a donné des conseils, tenté de m'aider à m'en remettre, a raconté Butler, qui fera face au Polonais Damian Mielewczyk (10-3, 7 K.-O.). Je ne prends toutefois pas comme exemple ou comme source de motivation (ce que font les autres boxeurs). Chacun a sa façon de faire, son chemin. Moi, je dois tracer le mien. Mais c'est vrai que c'est similaire ce que nous avons vécu. C'est arrivé au bon moment et ça n'arrivera plus.»

Cette défaite l'a toutefois fait glisser dans les classements mondiaux. Alors qu'il occupait le huitième échelon de l'International Boxing Federation (IBF), il est maintenant exclu du top-15.

«On travaille à remonter au classement. Le prochain combat, ce ne sera pas pour un titre, pas plus que le suivant ou les deux suivants, a-t-il noté. Je ne suis pas pressé.»

Nouvelles recrues d'InterBox

Estephan et son groupe ont mis sur pied une imposante soirée, avec 10 combats présentés à compter de 18h30.

Yves Ulysse fils (13-0, 9 K.-O.) assurera la demi-finale. Il sera confronté au Philippin Ricky Sismundo (31-9-3, 13 K.-O.), qui a causé des ennuis aux boxeurs d'EOTTM à ses deux dernières sorties, soutirant un nul à Dierry Jean en mai dernier, avant de vaincre Ghislain Maduma par décision unanime en octobre.

Ce gala permettra également à InterBox, qui est aussi la propriété d'Estephan, de présenter ses trois nouvelles recrues: le super moyen Nurzat Sabirov, le lourd léger Artur Ziatdinov et le poids plume Andranik Grygorian. Les trois boxeurs sont représentés par Anna Reva, responsable de la venue d'Artur Beterbiev en Amérique.

Après cette carte bien remplie, les amateurs sur place pourront assister au combat d'unification revanche entre Sergey Kovalev et Andre Ward. Le Russe tentera alors de reprendre les titres de l'IBF, de la World Boxing Association (WBA) et de la World Boxing Organization (WBO) que lui a ravis l'Américain en novembre dernier.




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