Lucian Bute sent que le titre des super moyens du WBC est à sa portée

Badou Jack et Lucian Bute se sont fait... (Photo Andrew Caballero-Reynolds, AFP)

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Badou Jack et Lucian Bute se sont fait prendre en photo devant la Maison-Blanche, jeudi.

Photo Andrew Caballero-Reynolds, AFP

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Washington

Le premier coup d'oeil ne laissait présager rien qui vaille. De toute évidence, il a vu de meilleurs jours. Heureusement, Lucian Bute a bien meilleure mine que le R.F.K. Stadium de Washington. Et le boxeur québécois est plus que jamais convaincu que le titre est à sa portée.

C'est dans une salle miteuse et surpeuplée du vétuste stade, domicile du D.C. United de la Major League Soccer, qu'a eu lieu la pesée officielle en marge du combat de championnat du monde que doit livrer Bute (32-3, 25 K.-O.) au détenteur du titre des super moyens du World Boxing Council (WBC), Badou Jack (20-1-1, 12 K.-O.) au D.C. Armory, samedi.

Le très imposant entourage de chaque boxeur - en plus des nombreux journalistes, des neuf caméras et du matériel d'éclairage - a grandement contribué à surchauffer la pièce. On ne peut qu'imaginer le calvaire vécu par ces boxeurs déshydratés, surtout que l'exercice a commencé avec plus de 15 minutes de retard, ce qui a grandement déplu aux dirigeants de Showtime.

Malgré cela, Bute et Jack ont facilement respecté la limite imposée de 168 livres: Bute a fait osciller le pèse-personne à 167 livres, tandis que le Suédois d'origine gambienne a quant à lui affiché un poids de 167,4 livres.

«(Jeudi) soir, je pesais déjà 167 livres, a indiqué Bute. J'ai mangé, j'ai bu, j'ai bien dormi. On a fait un léger entraînement ce matin et ç'a été facile. (...) Tout au long du camp, c'était comme ça avec mon poids.»

Alors que les boxeurs quittent souvent rapidement à la suite de cet éprouvant processus, Bute, souriant, s'est longuement entretenu avec les journalistes sur place, revenant même sur le passage à vide qu'il a connu de 2012 à 2015.

«Je me suis servi de toutes les mauvaises expériences vécues depuis 2012 pour devenir plus fort, a raconté Bute. Je suis descendu bien bas, mais là j'ai remonté la pente et, même si j'ai 36 ans, je me sens comme lorsque j'avais 25, 26 ans.»

La performance qu'il a livrée à James DeGale en novembre dernier n'est pas étrangère à ce nouvel état d'esprit. Malgré tout, elle ne lui avait pas permis de l'emporter il y a cinq mois. Que fera-t-il de différent cette fois-ci afin de s'attirer la faveur des juges si le combat devait se rendre à la limite?

«Il faudra en faire plus à compter du premier round dans le combat, a analysé celui qui a été champion du monde de l'International Boxing Federation (IBF) de 2007 à 2012. Il faudra que je mette de la pression et que je tente de l'ébranler dès les premiers instants, pas d'attendre après cinq ou six rounds.

«Mon objectif, c'est de l'arrêter avant la limite. Mais je pense aussi que je suis capable de remporter chaque round.»

D'ailleurs, DeGale (22-1, 14 K.-O.) tentera de défendre son titre des super moyens de l'IBF en demi-finale de cette soirée de huit combats face à l'expérimenté Mexicain Rogelio Medina (36-6, 30 K.-O.). Les deux hommes ont aussi respecté la limite: 167,8 livres pour Medina, contre 167,6 pour DeGale.

Détendu

Dès le petit matin, le clan Bute affichait sa confiance. Croisé dans le lobby de l'hôtel, le boxeur de 36 ans était affable, distribuant sourires et poignées de mains à tous ceux qui l'abordaient.

«La semaine s'est tellement bien déroulée, a laissé tomber Howard Grant, l'entraîneur de Bute. Il n'y a aucun stress, nous sommes prêts.»

Bute croit que le fait que le combat ait lieu à Washington a aidé à détendre l'atmosphère au sein de son clan.

«Je préfère que le combat ait lieu ici, a-t-il admis. S'il avait eu lieu à Québec ou à Montréal, la pression serait sur mes épaules. Maintenant, je n'ai pas de pression du tout: je suis l'aspirant, c'est lui le champion.»

Jack intimidé?

Certes, les championnats du monde ne se gagnent pas lors du face-à-face. Mais un détail laisse croire à Grant que son protégé part avec une longueur d'avance: Jack a été le premier à détourner le regard.

«Je dis toujours à mes boxeurs de regarder leur adversaire dans les yeux comme s'ils voulaient voir au travers eux et de ne pas bouger, de ne pas cligner des yeux, de ne pas flancher, a-t-il raconté. J'ai dit la même chose à Lucian quand il s'est battu contre (Andrea) Di Luisa, contre DeGale, et de nouveau aujourd'hui. Le gars a bougé la tête en premier: pour moi, c'est un signe qu'on a un léger avantage. Dimanche matin, nous rapporterons la ceinture à Montréal.»

Présentée sur la chaîne câblée Showtime aux États-Unis et à la télé à la carte au Québec, la finale devrait se mettre en branle à compter de 23 heures.

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