Eye of the Tiger: Butler et Hyppolite sauvent la mise

Hyppolite est revenu en force au septième round.... (Bernard Brault, La Presse)

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Hyppolite est revenu en force au septième round.

Bernard Brault, La Presse

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Steven Butler et Schiller Hyppolite ont sauvé la mise pour Eye of the Tiger Management, qui a eu une dure semaine avec son gala présenté à l'Olympia.

Le premier a remporté le titre junior des super mi-moyens de l'International Boxing Federation, tandis que le second a gagné ce qui s'est avéré le plus beau combat de la soirée.

Présenté en demi-finale, le super moyen (168) Hyppolite (20-1, 13 K.-O.), aspirant no 7 du World Boxing Council, est monté à 171 livres et a démontré beaucoup de résilience, faisant fi de deux chutes au tapis pour vaincre le coriace Darnell Boone (23-23-4, 12 K.-O.) par une décision unanime des juges, 95-93, 96-93 et 95-93.

«Ça a été «rough'! a lancé Hyppolite en sortant du ring. À date, c'est mon combat que je préfère. J'ai beaucoup appris sur moi (samedi) soir. Quand je suis allé au tapis, j'étais un peu inquiet, mais dès que mes jambes sont revenues, j'ai su que j'allais être correct. (...) C'est facilement le combat le plus difficile de ma carrière.»

C'est aux cinquième et sixième assauts que Hyppolite s'est retrouvé en difficultés. Les deux fois terrassé par de solides crochets de gauche de l'Américain de 36 ans. Rares sont ceux qui l'ont vu - ceci explique le pointage de 96-93 -, mais l'arbitre Michael Griffin a indiqué une double chute au cinquième, Boone mettant aussi un genou au sol en raison de la gauche décochée simultanément par Hyppolite.

«Dans le coin, on m'a dit de rester concentré, qu'avec ma vitesse, j'aurais le dessus.»

Qu'importe, c'est assurément Boone qui semblait en position de commande à l'issue du sixième assaut.

Hyppolite est par contre revenu en force au septième, plaçant plusieurs bonnes gauches pour enlever le round. Au début du huitième, il a également ébranlé Boone, pour effacer ses deux chutes au tapis sur les cartes des juges.

Après un neuvième très serré et difficile à marquer, Hyppolite s'est montré très actif au 10e pour récolter une victoire difficilement acquise.

En sortant du ring, Camille Estephan, le président d'EOTTM, a indiqué qu'il souhaitait opposer Hyppolite à Jean Pascal à son prochain combat, un défi que souhaiterait relever le Montréalais de 29 ans.

«Sincèrement, je veux ce combat. Je ne vois pas pourquoi je resterais à faire des combats contre n'importe qui. Je veux les meilleurs. Si je perds contre les meilleurs, je perdrai. Mais je veux leur montrer ce que je peux faire.»

Estephan a ajouté en fin de soirée qu'il avait reçu une offre ferme pour affronter le Britannique George Groves (22-3, 17 K.-O.) en Angleterre, le 9 avril, ce qui représente par contre un très court délai.

Devant assurer la finale en raison du problème de poids de David Lemieux, Butler (15-0-1, 12 K.-O.) a disposé du Bosnien Sladjan Janjanin quand l'arbitre Albert Padulo fils a stoppé le combat à 2:13 du troisième assaut. Même si Janjanin était en furie, il avait visité le plancher deux fois au deuxième round et ne semblait plus en mesure de répondre à la pluie de coups que lui lançait le jeune espour d'EOTTM.

Butler attire également l'attention: Estephan a reçu des offres de Top Rank et Main Events pour lui après sa dominante prestation. Estephan compte touefois y aller doucement avec son jeune champion.

Le problème Kean

Chez les lourds, EOTTM a un beau problème entre les mains avec le Trifluvien Simon Kean (4-0, 4 K.-O.). Le colosse de six pieds cinq, 254 livres aura bien du mal à se trouver des adversaires au rythme où il dispose ceux qui acceptent de l'affronter. Cette fois-ci, c'est le vétéran faire-valoir de l'Iowa Travis Fulton (23-42-1, 21 K.-O.) qui a fait acte de présence. L'arbitre Michael Griffin a toutefois mis fin à sa soirée de travail après 56 secondes au deuxième. Fulton ne s'est pas trop objecté...

Sérieusement, Kean sera appelé à se battre aux États-Unis ou Camille Estephan devra débourser de fortes sommes pour faire venir des boxeurs à Montréal. S'il poursuit sa progression au même rythme, il ne sera pas un client commode et plusieurs voudront l'éviter.

Tout comme Fulton, le Polonais Jacek Wylezol (14-14, 8 K.-O.) n'a pas fait deux rounds contre Ayez Hussain (10-0, 8 K.-O.). Après que Hussain l'eut envoyé au tapis d'un solide crochet à la tête au début du deuxième assaut, l'arbitre Jean-Guy Brousseau a stoppé le combat à 2:11. Il aurait pu éviter à Wylezol quelques coups en l'arrêtant dès sa chute au tapis: même après le compte de huit, le Polonais avait encore les jambes flageolantes.

Le super léger Mathieu Germain (6-0, 4 K.-O.) a reçu une belle opposition de la part du Mexicain Noel Mejia Rincon (14-8-1, 10 K.-O.), qui a été en mesure de placer quelques bons coups. Germain, recrue de l'année 2015 au sein d'EOTTM, l'a envoyé au tapis au sixième et l'a emporté par décision unanime, les trois juges remettant des cartes de 60-53.

Mian Hussain (15-0, 6 K.-O.) a aussi trouvé un adversaire coriace en Tobia Giuseppe Loriga (28-7-2, 6 K.-O.). Même le super mi-moyen a visité le tapis trois fois en six rounds, il n'a jamais abandonné, répliquant à toutes les attaques de «SuperMian», mais sans trop de succès. Les juges ont finalement remis des cartes de 60-51, 60-52 et 60-50 en faveur du Montréalais.

Comme si la guigne voulait s'acharner sur EOTTM, le premier combat de la soirée s'est soldé par un non-lieu. Le Montréalais Redy Hernandez (0-1) a été incapable de compléter le premier round, lui qui a été blessé à la cheville droite quand il a été projeté au sol par le nouveau protégé de Stéphan Larouche, le super léger Battyrzhan Jukembayev.

Il s'agit de la deuxième fois en autant de combats que le boxeur du Kazakhstan voit sa soirée se terminer de la sorte. La première fois, il s'était blessé au genou gauche au deuxième assaut d'un affrontement contre Rincon.

Lemieux conspué

Venu s'adresser à la foule pour exprimer ses regrets en cours de soirée, Lemieux a été pris à partie par quelques spectateurs. Même s'il ne s'agissait pas de la majorité d'entre eux, ceux qui l'ont pris en grippe ont été suffisamment bruyants pour enterrer son discours.

Il appert que Lemieux aura un peu de «contrôle de dommages» à faire auprès de certains de ses partisans.

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