Freddie Roach apprécie les efforts de Jean Pascal

Lors de son premier combat contre Kovalev, Pascal... (Photo André Pichette, La Presse)

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Lors de son premier combat contre Kovalev, Pascal a trop souvent gardé ses mains basses, et s'est trop fréquemment tenu dans les câbles, ce qui le plaçait dans une position misérable, selon Roach.

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Greg Beacham
La Presse Canadienne
LOS ANGELES

Jean Pascal avait besoin d'une remise à neuf. En mars, l'ancien champion du monde des mi-lourds s'était incliné avant la limite aux mains de Sergei Kovalev pour la première fois de sa carrière, avant de remporter une décision contestée quatre mois plus tard, face à Yunieski Gonzalez, un adversaire beaucoup moins prestigieux.

Pascal est parvenu à obtenir un combat revanche contre l'imposant Kovalev, mais il savait qu'il devait se réinventer s'il espérait venir à bout du détenteur de trois ceintures.

Ainsi, Pascal a suivi le chemin très fréquenté vers le Wild Card Gym à Hollywood et l'entraîneur Freddie Roach, qui s'est forgé une renommée en relançant vers de nouveaux sommets des pugilistes ayant déjà connu du succès.

On verra, samedi soir au Centre Bell, où aura mené ce partenariat, mais les deux hommes croient que le monde de la boxe sera le théâtre d'une surprise.

«Personne ne donne des ordres à Jean Pascal, a affirmé le Montréalais. Je suis mon propre patron. J'ai besoin d'un partenaire, et Freddie est le partenaire adéquat en ce moment. Je suis déjà passé par là. Je suis un vétéran. J'ai participé aux Jeux olympiques et pris part à des combats majeurs. Je suis devenu un champion du monde, et je suis sur le point de devenir un double champion du monde. J'avais plus besoin d'un partenaire pour m'aider à évoluer que d'un patron.»

Si le fait d'armes de Roach demeure la transformation de Manny Pacquiao d'espoir maigrichon en champion charismatique, Pascal est le dernier d'une longue liste de boxeurs ayant franchi les portes du Wild Card Gym. Cette liste englobe Oscar De La Hoya, Bernard Hopkins, James Toney et, à l'heure actuelle, Miguel Cotto, qui rend hommage à Roach pour la relance de sa carrière.

«C'est un entraîneur qui aime écouter, note Pascal. Il n'essaie pas d'imposer son point de vue. Il va me poser des questions. Il va tenter de connaître mon point de vue, et il va expliquer son point de vue. Il a une bonne écoute, et à mes yeux, il est un entraîneur de qualité.»

Roach ne manque pas de boulot, et à l'origine, il avait refusé la requête de Pascal parce qu'il croyait que le vétéran pugiliste n'était pas intéressé à apporter des changements. Pascal s'est montré persistant et Roach a éventuellement accepté de tenir un camp d'une durée de huit semaines à Hollywood.

«Dans un travail comme celui-ci, tout le monde est différent, mais rendre celui-ci meilleur était plutôt facile, car il a commis tant d'erreurs, a confié Roach. Ça été très facile. J'ai fait la même chose qu'avec bien d'autres boxeurs, et il avait seulement besoin d'apprendre la bonne manière de le faire. Il s'agissait d'apporter des ajustements très mineurs. Maintenant, il se sert de la puissance de sa main gauche, et son équilibre s'est beaucoup amélioré. Je suis très surpris de la rapidité avec laquelle il apprend. En temps normal, ça me prendrait entre trois et six mois pour amener un boxeur au niveau où je pense qu'il se trouve en ce moment.»

Lors de son combat contre Kovalev, Pascal a trop souvent gardé ses mains basses, et s'est trop fréquemment tenu dans les câbles, ce qui le plaçait dans une position misérable, selon Roach.

«Je lui ai dit "Je sais que tu aimes Roy Jones, mais tu n'es pas Roy Jones"», a relaté Roach.

«"Tu es un bon boxeur. J'aimerais mieux que tu sois toi-même que lui.» Je pense que ça l'a secoué un peu, parce que je n'ai pas été très gentil. Je lui ai dit "Tu es un adulte. Pourquoi voudrais-tu imiter quelqu'un d'autre? Les jeunes agissent de la sorte".»

«J'ai un chandail de Bobby Orr là-bas. J'ai aimé Bobby Orr quand j'étais jeune. Je suis passé à autre chose.»

Roach affirme avoir eu du plaisir à travailler avec Pascal.

«Il a parcouru beaucoup de chemin, et je suis vraiment fier des améliorations qu'il a déjà apportées. Je sais que nous avons fait de lui un meilleur boxeur.»

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