Lutte professionnelle: Dusty Rhodes s'est éteint

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Dusty Rhodes en 2014

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Jean-François Tremblay
La Presse Canadienne

Dusty Rhodes (Virgil Runnels), figure légendaire de la lutte, était entouré des siens lorsqu'il est décédé de causes naturelles à l'âge de 69 ans, jeudi.

Vendredi, sa belle-fille et son fils aîné lui ont rendu un bel hommage sur Facebook et Twitter.

«Mon père est décédé entouré de ses quatre enfants, de son épouse depuis 38 ans et de ma fille. Il était notre héros et le meilleur père au monde, a écrit Dustin Runnels, qui incarne Goldust à la WWE. Il est la raison pour laquelle je suis qui je suis aujourd'hui. Il m'a enseigné tellement de leçons dans la vie. Il voulait rester jeune éternellement et maintenant, il l'est. Il danse avec les anges au paradis.

«Il était mon mentor, mon héros et le père que je veux imiter, a poursuivi Runnels. Je t'aime papa. Merci à vous tous pour la quantité énorme d'amour et de soutien.»

«(Il) nous a quittés de causes naturelles après une brève maladie, a quant à elle écrit sa belle-fille Brandi Reed, l'épouse de son fils cadet Cody (Stardust à la WWE). Ses derniers moments étaient remplis d'amour, avec sa famille à ses côtés.»

Reed travaille elle aussi pour le circuit de Vince McMahon, comme présentatrice et intervieweuse (Eden Stiles).

Les deux lutteurs québécois de la WWE, Kevin Owens et Sami Zayn, lui ont livré de vibrants et touchants témoignages sur Twitter, racontant son importance dans leur cheminement et toute l'estime qu'ils lui portent.

Rhodes aura eu un impact sur plus d'une génération, on s'en doute bien. L'ancien lutteur Raymond Rougeau l'a côtoyé de près à ses débuts en sol américain.

«Je le connaissais bien. Je l'ai rencontré pour la première fois quand je suis allé lutter à Atlanta en 1976, a dit Rougeau, qui n'avait que 21 ans à l'époque. Il était déjà connu comme «The American Dream». C'était un personnage très coloré qui m'a beaucoup marqué. Il était facile d'approche, très gentil. C'est sûr que moi j'étais un nouveau venu et lui avait déjà le statut des combats principaux, mais il a été très accueillant et sympathique.

«Il se démarquait carrément avec ses entrevues. Il a changé la façon de les faire. Il parlait un peu comme un «preacher', avec un accent du Sud. Chaque fois qu'il faisait des entrevues, tout le monde s'arrêtait pour l'écouter, tellement il était divertissant et créatif. Il n'avait pas le genre de physique de Hulk Hogan, mais il compensait avec son charisme et son accessibilité. Les gens sentaient qu'ils étaient un des leurs.»

Avoir Rhodes dans un gala était aussi un gage de succès aux guichets.

«À cette époque-là il n'était pas toujours à Atlanta, il voyageait beaucoup, a relaté Rougeau. Mais quand il venait pour une semaine ou deux, j'étais content parce qu'avec son pouvoir d'attraction, il amenait des salles combles partout et les soirées étaient plus payantes, bien entendu.»

Rougeau a aussi apprécié travailler avec lui plus tard dans sa carrière, quand le Québécois est devenu intervieweur, avec la WWE (alors WWF).

«Certains jouaient à la vedette, mais pas lui, a dit celui qui a été l'un des «Fabulous Rougeau Brothers», avec son frère Jacques. C'était quelqu'un très agréable à interviewer, très accessible et collaborateur.»

Que va t-il retenir le plus du légendaire Texan?

«Son sourire, sa joie de vivre, son enthousiasme et son dynamisme. Il a été un passionné et un des pionniers qui ont révolutionné la lutte», a dit Rougeau, qui est maintenant conseiller municipal à Rawdon, où il est aussi le maire suppléant.

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