La table est mise pour un combat Stevenson-Kovalev

Adonis Stevenson à l'entraînement à son gymnase du nord... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Adonis Stevenson à l'entraînement à son gymnase du nord de Montréal, mardi, sous le regard de son entraîneur Sugar Hill.

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Le champion mi-lourds du WBC Adonis Stevenson et Groupe Yvon Michel souhaitent un combat d'unification contre Sergey Kovalev, détenteur des ceintures de la WBA, de la WBO et de l'IBF, le plus rapidement possible et ont demandé au WBC d'accélérer le processus.

GYM a demandé au WBC de fixer immédiatement une date d'appel d'offres afin d'accélérer les négociations, souvent longues pour un combat de cette envergure.

«C'est certain que j'ai Bika en tête, mais ce combat-là va se faire, a déclaré Stevenson, rencontré à son gymnase du nord de Montréal, mardi. C'est un combat qui sera présenté partout en Amérique et en Europe à la télévision à la carte, alors les négociations seront longues.»

Surtout que GYM et Main Events, qui gère la carrière de Kovalev (27-0-1, 24 K.-O.), sont à couteaux tirés depuis que Stevenson (25-1, 21 K.-O.) a tourné le dos au Russe au printemps dernier à la suite de son association avec l'influent gérant Al Haymon.

«Ce n'est pas que Haymon n'était pas d'accord, mais il s'agit de négociations, a expliqué le Québécois. Regardez le temps qu'il a fallu (pour organiser le combat) avec Manny Pacquiao et Floyd Mayweather, le 2 mai prochain. Il y avait là aussi deux réseaux de télévision impliqués. Il y a plusieurs facteurs. C'est certain que nous, les deux boxeurs, nous voulons nous battre. Mais il faut que les deux réseaux y trouvent leur compte. Il y a de grosses machines derrière et elles veulent tout contrôler. C'est ce que les gens ne comprennent pas. Je laisse ça entre les mains d'Al Haymon, c'est lui qui va regarder ça.»

Évidemment, ce duel au sommet dépend de l'issue de deux combats importants auparavant: Stevenson doit défendre avec succès son titre du WBC le 4 avril prochain, à Québec, contre Sakio Bika (32-6-3, 21 K.-O.) et Kovalev doit assurer la défense obligatoire de son titre IBF contre le Français Nadjib Mohammedi (37-3, 23 K.-O.), qui avait cédé sa place à Jean Pascal (29-3-1, 17 K.-O.) pour le combat d'unification présenté samedi, au Centre Bell.

«Ces titres-là, je devais les disputer à Bernard Hopkins, mais celui-ci a changé de réseau (de télévision) et invoqué toutes sortes de raison, a ajouté Stevenson. Ces titres-là, je vais les chercher. Ce sont mes titres à moi. Je vais tout faire pour aller les récupérer. C'est mon rêve de devenir champion unifié.»

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Sergey Kovalev

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Pas impressionné

Stevenson a assisté au choc Pascal-Kovalev du week-end et il s'est dit peu impressionné par ce qu'il a vu du triple champion.

«Pas du tout. C'est un gars qui fonce, qui n'a pas de défensive et qui a la tête bien droite. D'après moi, Pascal a manqué de rythme. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas livré de gros combat. Dans ce métier-là, quand tu n'es pas assez actif, il te manque de rythme pour attaquer. Kovalev était plus incisif, en combinaison. Il se faisait frapper, mais il avançait.»

Son entraîneur, Sugar Hill, a quand même nuancé ses propos.

«C'est son opinion. Adonis n'est pas impressionné parce qu'il voit les erreurs que commet Kovalev dans le ring et qu'il est certain d'en profiter. Mais tous les boxeurs commettent des erreurs - même Adonis -, il s'agit de savoir en tirer profit.

«Pour ma part, j'ai trouvé que Kovalev s'était beaucoup amélioré - son jeu de pieds, son mouvement de tête, son changement de rythme, la façon dont il évite les coups -, mais c'est Adonis qui devra l'affronter, pas moi!»

Adversaire coriace

Avant de penser à Kovalev, Stevenson devra d'abord se frotter à Bika, un adversaire, a fait valoir Bernard Barré, vice-président au recrutement de GYM, coriace pour lui. Il a livré 10 combats de 12 rounds - contre deux pour Stevenson - et de ses six défaites, aucune ne l'a été par mise hors de combat.

«C'est certain que je m'attends à un très long combat, a dit Stevenson. En plus de n'avoir jamais été mis K.-O., quand il a perdu, ç'a été contre des champions du monde. Je ne le prends vraiment pas à la légère et je me prépare en conséquence.»

Cette préparation, elle s'effectue cette fois à Montréal au lieu de se déplacer au Kronk Gym de Detroit.

«Ça ne change rien pour nous, a dit Hill. Qu'il s'entraîne ici ou à Detroit, Adonis atteint les mêmes objectifs et nous avons la même routine. De toute façon, le gymnase fait l'objet de rénovations actuellement et il n'aurait pas été prêt à nous accueillir de toute façon. La seule chose, c'est qu'il fait plus frais qu'à Detroit: j'aime bien tenir la température du gym aux alentours de 100 degrés, tandis qu'il ne fait que 80 ici!»

Hill connaît d'ailleurs bien Bika, qu'il a vu deux fois contre son protégé Anthony Dirrell: un combat nul et un gain par décision unanime contre l'Australien d'origine camerounaise.

Par ailleurs, GYM a confirmé que sa jeune recrue Artur Beterbiev (7-0, 7 K.-O.) sera du gala du 4 avril prochain, face à Gabriel Campillo (25-6-1, 12 K.-O.). Présenté dans le cadre de la série Premier Boxing Champions de Haymon, la présence du mi-lourd était incertaine en raison de son refus de s'affilier au gérant - qui compte également Lucian Bute dans son écurie -, mais il semble que la situation ait été réglée et que le Tchétchène sera de la partie.

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